Expression de l'endopolygalacturonase de Colletotrichum lindemuthianum race Bêta, cultivé in vitro en présence de différentes sources carbonées

par Véronique Hugouvieux

Thèse de doctorat en Biologie moléculaire et cellulaire végétale

Sous la direction de Marie-Thérèse Esquerré-Tugayé.

Soutenue en 1994

à Toulouse 3 .


  • Résumé

    Colletotrichum lindemuthianum, champignon pathogene responsable de l'anthracnose du haricot, secrete in vitro et in planta, une endopolygalacturonase. Cette enzyme qui degrade les composes pectiques de la paroi vegetale permet a la fois la colonisation de la plante hote et l'induction de ses reactions de defense via la liberation de fragments pectiques eliciteurs. L'etude de composes presents dans les surfaces cellulaires du haricot, susceptibles de moduler la synthese de l'enzyme de c. Lindemuthianum en culture in vitro a fait l'objet de ce travail. La production de l'enzyme par le champignon a tout d'abord ete recherchee a l'aide d'outils tant biochimique, immunochimique que moleculaire, mis au point a cet effet. Ces approches complementaires ont ensuite permis de montrer qu'une seule proteine de pm 42 kda et un seul transcrit de 1,6 kb sont specifiquement induits par la pectine, substrat de l'enzyme present dans les parois de plante. Enfin l'effet inducteur de l'arabinose et du rhamnose, sur l'expression des genes d'endopolygalacturonase a ete mis en evidence pour la premiere fois chez un champignon filamenteux. En presence de ces deux sucres neutres parietaux, la production d'endopolygalacturonase est plus tardive mais plus elevee que sur le milieu pectine. Le glucose, monomere majoritaire de la paroi, lorsqu'il est ajoute aux milieux inducteurs de l'enzyme, diminue partiellement cette production dans le cas de la pectine et totalement dans le cas de l'arabinose et du rhamnose. L'activite enzymatique mesuree dans les filtrats est toujours correlee a la quantite de l'antigene de 42 kda correspondant, ainsi qu'au niveau d'accumulation du transcrit de 1,6 kb dans le mycelium. Cette etude a mis en evidence l'existence au niveau des surfaces cellulaires du haricot de molecules qui induisent ou repriment l'expression de l'endopolygalacturonase de c. Lindemuthianum, en culture in vitro. Ces molecules sont susceptibles d'etre liberees in planta au cours des premiers stades de l'infection et d'influencer ainsi le devenir de l'interaction en regulant l'expression d'un des elements du pouvoir pathogene du champignon

  • Titre traduit

    In vitro expression of endopolygalacturonase of colletotrichum lindemuthianum race beta cultivated with different carbon sources


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Informations

  • Détails : [6]-130 f.-[62] p. de pl

Où se trouve cette thèse\u00a0?

  • Bibliothèque : Université Paul Sabatier. Bibliothèque universitaire de sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 1994TOU30230
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