Urbanisation et mutations foncières dans le Nord-Est d'Antananarivo (Madagascar)

par Claudine Ramiarison-Mavoarilala

Thèse de doctorat en Géographie

Sous la direction de Jean-Pierre Raison.

Soutenue en 1994

à Paris 10 .


  • Résumé

    La ville d'Antananarivo s'accroît à un rythme de 4,3 % par an, créant ainsi des problèmes de gestion et d'organisation de l'espace. Elle s'étend sur les campagnes, sur les terres ancestrales qui sont réglementées par les familles. La répartition du bâti est très inégale,puisque l'on note une concentration, d'abord dans les zones limitrophes de la ville, ensuite le long des grands axes de circulation. Cette forme d'occupation traduit les pratiques foncières de la population qui combine tradition et modernisme. Dans le contexte de l'urbanisation la terre devient un enjeu fondamental ; cela s'exprime à travers la distribution foncière : les grands terrains sont aux mains des citadins qui construisent un habitat moderne. Les petites parcelles appartenant à des nouveaux venus, occupent les pentes des villages ; notamment ceux se trouvant dans la partie proche de la ville. Enfin les originaires qui sont à l'origine de la spéculation foncière, se retrouvent cantonnés dans les anciens villages. En outre, l'enjeu autour de la terre se manifeste au niveau de la parcelle où la forme de l'occupation traduits les rapports sociaux observés lors des partages des patrimoines. Dans le cadre de cette urbanisation non maîtrisée par les pouvoirs publics, l'initiative des différents acteurs qui ont chacun leurs pratiques, a produit un espace très hétérogène. Le rôle des regroupements familiaux, celui des collectivités décentralisées sont déterminants dans la structuration de l'espace.

  • Titre traduit

    Urbanization and land mutations in the North East part of Antananarivo (Madagascar)


  • Résumé

    The town of Antananarivo grows at the rate of 4. 3 % per annum ; Thus creating problems in the planning and organization of the urban area. The town shetches to the country, to the ancestral lands which is in the hands of the families. Buildings are not evenly set up in the area since we note a concentration, first, in the suburbs of the town, than along the highxays. This type of occupation translates the habits of the people who combine tradition and modernism. In the field of the urbanization, land becomes a fondamental thing. This can bee seen through the distribution of property. The big blocks of land are in the hands of citizens who build modern houses. The small blocks, belonging to migrants, are situated on the slopes of the villages, particularly those which are near the town. Finally, the natives who are originally responsible for the land speculation, find themselves losed up in the old villages. The fact that this urbanization is not controlled by the authorities has left the initiative in the hands of different persons who have their own ways, and this had led to a very important heterogenous environment. The part played by family groups ; decentralised collectivities are very important in the structure of the area.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (329 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p.302-319

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  • Bibliothèque : Université Paris Ouest Nanterre La Défense. Service commun de la documentation.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : T 94 PA10-109
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