La Hadra de Sfax : rite soufi et musique de fête

par Mourad Siala

Thèse de doctorat en Ethnologie

Sous la direction de Jean During.

Soutenue en 1994

à Paris 10 .


  • Résumé

    Depuis quelques décennies, après l'extinction des manifestations des confréries religieuses de Sfax, la Hadra, qui est la musique de ces confréries, ne se pratique plus que dans un contexte profane, c'est-à-dire les fêtes familiales. Mon intention a été donc d'essayer de passer en revue cette musique dans une perspective historique, d'examiner son organisation, ses activités et son influence sur ses auditeurs dans le passe et dans le présent ; et enfin, de mettre en évidence son originalité à travers l'analyse de son système musical et la transcription de tout son répertoire, textes musicaux et paroles en langue originale. La Hadra, en tant que concert musical, date au plus tard de la fin du XIXe siècle, l'époque ou furent fondées les principales édifices mystiques des grandes confréries. En dehors de sa fonction principale qui consiste à faire danser les gens, la Hadra se particularise par son influence magique sur certaines personnes qui, à l'écoute de certains airs musicaux, ne peuvent pas se retenir de s'engager dans une danse qui les ramene a un état de transe. D'après le comportement des sujets lors de leur accès à la transe, l'état auquel ils parviennent est lie a la possession, bien que celle-ci n'est pas reconnue comme telle par la société. Un sujet qui, comme on dit, "a les ahwal" - c'est-à-dire qui a une prédisposition a la transe par l'audition de son air de prédilection - n'est pas considère comme un possède, même s'il l'est réellement et qu'il entre dans cet état dans un but thérapeutique. Le système rythmique représente le cote le plus fort et le plus important du système musical en général, ce qui traduit la prédominance des instruments de percussion dans la formation instrumentale de la Hadra.

  • Titre traduit

    The Hadra of Sfax : sufi rite and entertainment music


  • Résumé

    Since few decades, after the extinction of the religious brotherhood’s manifestations in sax, the Hadra, which is the music of these brotherhoods, is no longer played except in profane context that is family parties. My first intention was then to historically review this music and examine its organization, its activities, and its influence on its auditors in the past and in the present. My second intention was to show the originality of this music by analyzing its musical system and the transcription of its repertoire, its musical text and words in native language. The Hadra, as a musical concert, goes back at the latest to the end of the XIXth century, the period during which the main mystic edifices of major brotherhoods were found. Other than its main function of dancing, the Hadra is known for its magic influence on certain people who, when listening to some of its musical airs, loose control of themeselves and become in a state of France. The behavior of these subjects, during this trance state, is related to possession, but this is not recognized as such by the society. A subject, as said has the "ahwal" - i. E. Has a predisposition to the trance by listening to its predilection air - is not considered as posseded even if he really is, and that he enters this state for therapeutic purposes. The rhythmic system represent the strongest and the most important side of the musical system, in general, which explains the predominance of percussion instruments in the instrumental constitution of the Hadra.

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  • Notes : Thèse non corrigée

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  • Cote : T94PA1083(1-2)
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