Mecanismes de la reversion stable a l'etat non cancereux des cellules malignes induites par v-mos : role de l'interferon beta et des sarcolectines

par ABOUBACAR KABA

Thèse de doctorat en Sciences biologiques et fondamentales appliquées. Psychologie

Sous la direction de C. CHANY.

Soutenue en 1994

à Paris 7 .

    mots clés mots clés


  • Résumé

    Nous avons emis l'hypothese que le systeme interferon pourrait etre considere comme un puissant regulateur negatif de la croissance tissulaire. Pour cette raison, des le debut de ces investigations nous l'avons considere comme jouant un role de pivot dans la regulation normale de la croissance. Nous savons en effet qu'il est possible de reconvertir des cellules malignes vers un phenotype non cancereux en culture cellulaire en les traitant pendant une periode prolongee par l'interferon beta. Certains oncogenes sont accessibles a ce tyhpe de traitement (ex: oncogenes retroviraux v-mos, v-ha-ras obtenu par radiation), d'autres ne le sont pas (ex: v-ki-ras). Notre modele est base sur l'utilisation de fibroblasts de souris balb/c transformes par l'oncogene v-mos. Des cellules revertantes et malignes entretenues en parallele ont fait l'objet de nombreuses etudes concernant la structure de leur cytosquelette et leur matrice extracellulaire. L'adn de mos est retrouve dans le meme segment d'adn cellulaire que les cellules soient malignes ou revertantes. Toutefois dans les deux types de cellules nous avons mis en evidence un adn de v-mos delete par 392 pb dans sa partie moyenne aboutissant a la traduction d'une proteine raccourcie et profondement modifiee. Ce gene a cependant conserve son caractere malin en culture cellulaire apres transfection dans les cellules 3t3 murines. Comme il n'y a aucune difference concernant la structure de l'adn de v-mos et sa position dans l'adn cellulaire, qu'il provienne de cellules malignes ou revertantes nous avons exclu la possibilite qu'il soit directement a l'origine de la reversion des cellules a l'etat non malin. Nous proposons 2 hypotheses pour expliquer d'une part la perte de malignite des cellules et d'autre part le maintien de leur capacite de proliferer indefiniment. La decouverte de l'ifn- constitutif exprime en faible concentration seulement dans les cellules revertantes et pas dans les cellules malignes aboutit a l'inhibition selective de l'arnm v-mos sans entraver le fonctionnement cellulaire. Par ailleurs, l'expression de l'ifn- dans les cellules revertantes est tellement faible qu'elle n'induit pas l'etat antiviral. Les fonctions cellulaires observees sont la perte de l'etat refractaire a l'induction repetee de l'ifn et la resistance des cellules a l'addition d'interferon exogene. La presence constitutive de l'ifn- qui bloque l'arnm de v-mos pourrait entrainer l'inhibition complete de la proliferation cellulaire aboutissant a la differenciation terminale et l'apoptose. Le maintien de la croissance indefinie d'une cellule non maligne pourrait etre attribue, au moins en partie, a la presence d'un antagoniste des ifns connu (sarcolectine) pour sa capacite de bloquer toutes les proteines secondaires induites par les ifns. La proliferation non maligne des cellules pourrait etre attribuee a un equilibre dans l'expression du gene v-mos, de l'interferon- et de la sarcolectine


  • Pas de résumé disponible.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 143 P.
  • Annexes : 152 REF.

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris Diderot - Paris 7. Service commun de la documentation. Bibliothèque Universitaire des Grands Moulins.
  • Accessible pour le PEB
  • Cote : TS1994
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.