L'hygiène dans la République : 1877-1916

par Patrick Zylberman

Thèse de doctorat en Lettres et sciences humaines

Sous la direction de Michelle Perrot et de Pierre Ansart.

Soutenue en 1994

à Paris 7 .


  • Résumé

    En juin 1877, la creation de la societe de medecine publique temoigne de la renaissance d'un mouvement hygieniste fouette par la necessite du redressement national en meme temps que par la montee en puissance de la science pastorienne. Fascines par l'allemagne et surtout par l'angleterre, ces experts aspirent a une loi de jacobinisme empruntant aux textes regissant l'obligation scolaire. Tout se ligue, neanmoins, contre la professionnalisation de l'hygieniste. La lenteur avec laquelle la bacteriologie penetre une mouvance hygieniste fidele aux vieux schemas de la sanitation, et les reticences de la faculte devant la revolution du laboratoire ; l'enracinement avorte de l'hygieniste dans un systeme local ou l'intrusion de l'expert perturbe des administrations de notables souvent incompetents. La loi du 15 fevrier 1902 relative a la police sanitaire, refusant la creation dans les departements d'inspecteurs de l'hygiene responsables devant le gouvernement, confie la protection de la sante pubique a ceux-la seuls qui ont interet a ne pas agir : les maires. Cette sous-administration de la sante publique patit du mauvais vouloir d'une professioin medicale cramponnee a un secret professionnel absolu, hostile a la declaration obligatoire des maladies contagieuses. Prive de base dans la profession, l'etat <<hygieniste>> est-il du moins soutenu par l'opinion ? plus encore qu'a la peur, celle-ci parait en proie au doute


  • Résumé

    Creation of the societe de medecine publique in 1877 revealed a new lauch of french hygiene in a context of national recovery and ascending pasteurian science. Fascinated by german and english examples, french hygienists were longing for a bill centralizing health policy, borrowing from schooling obligation. However, everything was conspiring against this : the slowness of the establishment of bacteriology within hygienist circles devoted to old sanitation patterns, health faculties regarding reluctantly the laboratory revolution in medecine ; and finally the abortive entrenchment of public health doctors into a local administrative and political system which viewed the expert as a disruptive factor. The law of february the 15th, 1902, relating to sanitary police dismissed the creation of health inspectors in the provinces, putting the preservation of public health into the hands of those who has no interest to set the law in motion : the mayors. This underadministration of public health was partially a result of the attitude of a medical profession clung to absolute medical secret, and averse to compulsory notification of contagious diseases. Without basis in the profession, was the <<hygienist>> state nevertheless supported by public opinion ? in fact, much more than to fear the public was prey to doubt, as science was wandering more and more from natural intuition (smells, etc. ).

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  • Détails : 3 vol. (1065 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 1003-1058

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