Modification de la gliose post-traumatique dans la moelle épinière du rat adulte en présence de transplants nerveux

par Fatima Zohra Affane-Boulaid

Thèse de doctorat en Médecine

Sous la direction de Claude Baillet-Derbin.

Soutenue en 1994

à Paris 5 .


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  • Résumé

    La réaction astrocytaire consécutive à une lésion locale (piqûre) ou déplétive (cavitation) de la moelle épinière cervicale du rat adulte, suivie ou non de la greffe de transplants nerveux au site lésionnel, a été étudiée par des techniques d'histologie conventionnelle et d'immunocytochimie. Les principaux résultats sont les suivants : 1) la réaction inflammatoire post-traumatique, qu'on observe dans tous les types de lésions, est amplifiée par la présence des tissus nerveux greffés. La plupart des cellules qui participent à cette réaction correspondent probablement aux cellules non astrocytaires marquées par un anticorps anti-vimentine. 2) Cette réaction inflammatoire se traduit par une forte, rapide et brève (cinq jours) activité mitomique, relevée par un anticorps dirigé contre la bromodéoxyuridine (BrdU). Les celllules mitomiques BrdU positives ne sont jamais marquées par un second anticorps anti-GFAP (Glial Fribrillary Acidic Protein) et ne présentent jamais une forme typiquement astrocytaire. De ce fait la plupart de ces cellules ne correspondent pas à des astrocytes. 3) Les astrocytes réactifs GFAP positifs, qui apparaissent dans toute moelle épinière lésée, sont d'autant plus nombreux que la lésion est plus sévère. Après une lésion focale, leur nombre diminue en quelques semaines ; les seuls qui persistent au-delà de 21 jours sont placés sur le trajet de l'aiguille. Après une lésion déplétive, le nombre des astrocytes réactifs ne diminue que de façon discrète et une cicatrice conjonctivo-gliale continue apparaît sur les bords de la lésion. 4) La présence d'un transplant de moelle épinière fœtale, comblant une lésion cavitaire, ne diminue pas sensiblement l'astrogliose réactionnelle mais évite la formation d'une barrière gliale continue au niveau des bords de la lésion. Cette barrière discontinue ne se forme qu'au contact des vaisseaux sanguins de l'hôte qui pénètrent dans le transplant. 5) Les greffons de nerfs périphériques inhibent eux aussi la formation de la cicatrice gliale. Celle-ci n'apparaît qu'au seul contact de l'épinèvre, lorsque le greffon de nerf périphérique est implanté très profondément. 6) L'action d'un oxystérol, le 7-bêta-hydroxy-cholestéryl-3-oléate, connu pour être un inhibiteur de la division des astrocytes tumoraux, a été étudiée dans les cas de lésions traumatiques suivies de transplantations (moelle épinière fœtale ou nerf périphérique autologue). Dans ces conditions expérimentales, cette molécule n'agit qu'au niveau de la barrière gliale en la réduisant notablement. Cependant, le 7-bêta-hydroxy-cholestéryl-3-oléate semble également bloquer la division des cellules de Schwann et, partant, diminuer l'effet stimulateur et directeur de greffons de nerfs périphériques autologues sur la repousse axonale.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (1-89 p., 46 pl. ; annexes)
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