Mécanisme d'action de la bradykinine sur les voies aériennes : application à l'analyse des effets protecteurs du furosémide dans l'asthme

par Mathieu Molimard

Thèse de doctorat en Médecine

Sous la direction de Charles Advenier.

Soutenue en 1994

à Paris 5 .


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  • Résumé

    De nombreuses données de la littérature plaident pour l'implication des kinines dans la phytopathologie de l'asthme mais le mécanisme d'action complexe de ces dernières reste mal compris. S'il est bien établi que la bradykinine peut induire une bronchoconstriction chez l'asthmatique, il n'existerait pas jusqu'à ces dernières années de modèle de contraction des bronches humaines in vitro suffisamment fiable pour pouvoir en analyser les mécanisme d'action. Les études réalisées jusqu'ici n'avaient permis d'identifier que sur les voies aériennes d'animaux le rôle du récepteur B2, des prostaglandines et des fibres nerveuses sensitives dans l'action des kinines. L'effet protecteur du furosémide dans l'asthme pouvant, comme l'effet de la bradykinine, être lié à une interaction avec les prostaglandines ou avec les fibres C, l'étude de la contraction par la bradykinine des bronches humaines isolées nous a permis d'explorer parallèlement les mécanismes de l'effet du furosémide. Dans une première partie de notre thèse, nous avons mis au point un modèle de contraction des bronches humaines isolées de petit diamètre par la bradykinine. Nous avons pu ainsi montrer que l'effet obtenu est lié à la stimulation du récepteur B2 et, à l'aide d'un antagoniste du récepteur TP, le GR32191, que la contraction observée est la résultante de la libération de thromboxane A2 et de prostaglandines relaxantes. Cette synthèse de prostanoïdes est inhibée par la capsaïcine et le rouge de ruthénium ce qui pourrait faire évoquer un rôle des fibres C mais, à l'aide d'antagonistes des récepteurs NK1 et NK2, nous n'avons pu mettre en évidence la libération de neuropeptides. Nous avons montré que le furosémide inhibe la contraction des bronches humaines et de la trachée de Cobaye induite par la bradykinine. Sur la trachée de Cobaye, cette inhibition est levée par l'indométacine, faisant suspecter un rôle des protaglandines. Cependant, sur les cellules épithéliales de voies aériennes humaines en culture, le furosémide induit seulement une diminution de la synthèse des protaglandines E2 et F2. Sur les bronches est levée par l'indométacine, faisant su s. Sur les bronches humaines, nous avons montré que le furosémide exerce un antagonisme compétitif vis-à-vis du thromboxane A2 sur le récepteur TP qui pourrait être un des mécanismes de son effet dans l'asthme.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (122 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr.

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