Régulation du débit sanguin dans le cortex cérébral pendant des hypotensions céphaliques induites par saignées et par accélérations + Gz

par Geneviève Florence

Thèse de doctorat en Médecine

Sous la direction de Jacques Seylaz.

Soutenue en 1994

à Paris 5 .


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  • Résumé

    L'objectif de cette thèse est double: 1) mieux comprendre les mécanismes de l'autorégulation du débit sanguin dans les couches superficielles du cortex cérébral lorsque la pression artérielle est abaissée brutalement par saignée (hypotension hypovolémique), 2) étudier le débit sanguin dans les couches superficielles du cortex cérébral lorsque la pression artérielle cérébrale est abaissée brutalement par des accélérations + Gz (6, 10, 15 et 20 Gz), afin de mieux cerner les mécanismes physiopathologiques de la perte de connaissance qui peut apparaître au cours de ces accélérations. Pour répondre au premier objectif, cinq expériences ont été réalisés chez le lapin anesthésié, paralysé et ventilé. Ces expériences ont consisté à (I) "étudier la cinétique du débit sanguin cortical lors d'hypotensions de durée variable, ayant mis l'hypothèse que si l'autorégulation est due à l'accumulation tissulaire d'une molécule dilatatrice, la durée de l'hypotension influencerait la quantité accumulée et donc le débit sanguin cortical, (II) explorer partiellement la théorie neurogène de l'autorégulation en étudiant les effets du blocage des récepteurs cholinergiques muscariniques et ß-adrénergiques sur l'autorégulation, (III) cerner le rôle de l'adénosine dans l'autorégulation en bloquant les récepteurs vasculaires à l'adénosine par injonction de théophylline, avant d'induire des hypotensions, (IV) étudier les conséquences d'un traitement par la nimodipine, bloquer des canaux calciques activés par une dépolarisation et dont les effets sur l'autorégulation étaient contradictoires dans la littérature et (V) appréhender l'autorégulation après une dépression envahissante de Lea?, dont on sait qu'elle perturbe le métabolisme cérébral et créé une vasoparalysie des vaisseaux cérébraux mais à laquelle aucune perturbation de l'autorégulation n'a été imputée jusqu'ici. Ces expériences ont montré que l'autorégulation est de mise en place rapide (3-13s) et est due à au moins deux types de mécanisme différents. Ces mécanismes ne consistent pas dans l'activation de récepteurs cholinergiques muscariniques, ni â-adrénergiques. Ils ne sont pas davantage liés à la fixation de l'adénosine sur les récepteurs vasculaires de type A2. L'injection de nimodipine n'abolit pas les mécanismes autorégulateurs. L'expérience avec la nimodipine a par ailleurs montré que l'autorégulation pouvait être passive (sans vasodilatation pendant les hypotensions) ou active (vasodilatation pendant l'hypotension), selon que le débit minimal, atteint pendant les premières secondes de l'hypotension est inférieur à un certain seuil. La mise en jeu de s mécanismes dilatateurs responsables de l'autorégulation serait donc "débit-dépendante". Enfin, nous avons montré pour la première fois que l'autorégulation est transitoirement affectée après une dépression envahissante de Lea?. L'autorégulation est restaurée quinze minutes après le déclenchement de la dépression alors que la réactivité du débit à l'inhalation de CO2 reste amoindrie, suggérant que l'autorégulation n'est pas due à une augmentation de PCO2 tissulaire. Par ailleurs, après la dépression, l'autorégulation évolue en fonction du temps comme la réactivité du débit à une injection systémique de papavérine. Ce résultat fait penser que la vasodilatation, liée à l'autorégulation, est due à l'activation de l'adénylcyclase, située dans les cellules musculaires lisses. En réalisant le deuxième objectif chez le lapin vigile, nous avons montré que le débit pendant les accélérations est égal voire supérieur au débit mesuré avant les accélérations, alors que la pression artérielle céphalique est nulle ou négative. Ce résultat pourrait s'expliquer par la combinaison du stress et de l'effet siphon. Une seule perte de connaissance réversible, objectivée par des changements de l'activité électrique corticale et précédée par une diminution de débit de 44%, a été détectée.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (62 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr.

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  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire de santé (Paris). Pôle médecine et odontologie.
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