La rhétorique ou le jeu des voix dans les Fables de la Fontaine

par Robert Bared

Thèse de doctorat en Littérature française

Sous la direction de Georges Molinié.

Soutenue en 1995

à Paris 4 .


  • Résumé

    Allegorical by nature, the fable, in la fontaine's hands, extends as well into the realm of prosopopoeia. In the musical score of the fables, the word is written on several slaves, reserved in turn for the characters, the narrator, or the mo ralist. And it is not uncommon for on of the voices to be transcribed onto a different stave, or for several voices to proceed together according to some subtle inner counterpoint. In desperate situations the characters find within themselves the leaven of natural eloquence. "i hate oratorical tirade s" said la fontaine, railing against tedious, deliberative passages, pretentious conceits of any kind. Above all, he rejects the inopportune word which fails to take into account either the circumstances or the audience. The narrator has at his command all the leisure of informal conversation; he converses with his reader as he does with his characters and is marvellously in touch with all the ressources of varietas; "gaiety" is second nature to him. To dazzling displays of oratory the prefers the virtues of story-telling. The fabulist-moralist is the supreme creator of this allegorical universe. As well as this indirect rhetoric, his words often penetrate into the territory of the narrative, to culminate in a broad moral of "a hundred diverse fragments".


  • Résumé

    Allegorique par nature, la fable s'epanouit aussi, chez la fontaine, en une belle prosopopee. Dans la partition des fables, la parole est ecrite sur plusieurs portees, tour a tour reservees aux personnages, au conteur, au moraliste. Et il n'est pas rare que l'une des voix soit transcrite sur une portee voisine, ou que plusieurs voix cheminent ensemble, selon un subtil contrepoint. Dans les situations desesperees, les personnages trouvent parfois le ferment d'une eloquence naturelle. "je hais les pieces d'eloquence", dit la fontaine, qui raille par ailleurs les vaines longueurs deliberatives, les longues vanites de toute sorte; il rejette surtout la parole "a contretemps", qui ne sait pas prendre la mesure des circonstances et de l'auditoire. Le conteur dispose du loisir des entretiens informels; il dialogue avec son lecteur comme avec ses personnages, et connait merveilleusement les ressources de la varietas; la "gaiete" est sa seconde nature. Aux prestiges oratoires, il prefere les vertus du conte. Le fabuliste-moraliste est le fabricateur souverain de cet univers allegorique. Par-dela cette rhetorique indirecte, sa parole penetre souvent le territoire du recit pour devenir une ample morale a cent fragments divers.

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Informations

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