Les notables et leur monde : l'organisation de la société à Dijon (vers 1350 - vers 1385)
| Auteur / Autrice : | Thierry Dutour |
| Direction : | Henri Dubois |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Histoire |
| Date : | Soutenance en 1994 |
| Etablissement(s) : | Paris 4 |
Mots clés
Résumé
La cohésion de la société dijonnaise est l'objet premier de l'investigation. Elle est saisie par une démarche interactionniste qui privilégie l'usage de la méthode prosopographique. Appliquée notamment a l'élite sociale (502 notices). Dijon offre un cas banal, donc représentatif, de ville moyenne. La societe urbaine se présente comme une hiérarchie, fondée sur la distribution inégale de l'estime sociale, et comme une association de familles. On y distingue huit strates sociales, dont cinq chez les notables (10% des chefs de feux) les deux frontières sociales essentielles séparent les ''gens notables'', riches ou non (bourgeois, nobles citadins, individus distingués par des épithètes d'honneur) et les autres, les hommes installés et les déracinés. L'élite sociale unie par les liens de la parenté, la possession de l'autorité sociale. La vocation à diriger les affaires publiques, forme un tout. L'autonomie politique de la ville n'est pas contradictoire avec l'autorité supérieure du prince. Elle s'explique par la force du consensus politique et social qui unit lers habitants ainsi que par l'existence de bonnes relations entre notables et ''moyens''.