Le bruit au cinema

par Laurent Jullier

Thèse de doctorat en Cinéma

Sous la direction de Roger Odin.

Soutenue en 1994

à Paris 3 .

    mots clés mots clés


  • Résumé

    Les bruits dans le cinema narratif de fiction sont des sons enregistres (fixes) puis diffuses, qui se combinent avec l'image au sein de mondes construits par le film. Le spectateur cooperatif leur donne un sens, et le but de ce travail est d'etudier, grace a des outils semio-cognitifs, comment il leur donne ce sens. Les operations mentales mises en jeu ici utilisent des processus qui servent aussi dans l'audition quotidienne en direct, et souvent bases, donc, sur une pratique de la confirmation inter-modale. Mais d'autres sont specifiques a la situation : il faut en effet distribuer les informations tirees des donnees de l'ecran le long de plusieurs axes, temps de la projection (probleme du synchronisme), partage champ hors-champ, et mondes diegetiques possibles. Trois grands types d'operations sont distingues : l'identification (chapitres 1 & 2), l'ancrage dans les sources suggerees par le film (chapitres 3 & 4) et l'interpretation du point de vue de la progression du recit (chapitre 5). Le film peut, au travers des bruits, favoriser l'idee d'homogeneite du dispositif (causalite verticale : le bruit se presente comme "preuve" de la simultaneite du prelevement audio-visuel), l'idee d'heterogeneite (independance causale) ou bien chercher a dispenser des sensations brutes (film-concert multipiste).


  • Résumé

    In fictional narrative cinema, soundtrack noises are sounds that are recorded (fixed), then transmitted. They combine with images within the wirlds built by the film. The cooperating viewer gives those sounds meaning, and the aim of this thesis is the semio-cognitivist study of the way he gives them this meaning. The mental operations taking place mostly involve a series of processes already used in everyday direct hearing, and so which are often based on cross-modal checking. But some others are specific of the cinematic appartus : indeed the information taken from the screen data must be organized along several axes : viewing time (the question of synchronicity), on-screen off-screen space parting, and diegetic possible worlds. Three major kinds of mental operations are distinguished here : recognition (chapters 1 & 2), imaginary localisation of the film-suggested sources (chapters 3 & 4), and reading from the viewpoint of the narrative progression (chaper 5). Noises can allow film to emphasize the feeling of homogeneity (vertical causality) as well as the feeling of heterogeneity (causal independence). They can also attempt to provide pure sensations (multi-track concert film).

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Notes : Publication autorisée par le jury

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Sorbonne Nouvelle. Direction des Bibliothèques Universitaires. Section Censier.
  • Accessible pour le PEB
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.