Les syndicats " jaunes ". Une contre-revolution en milieu proletarien, 1899-1912

par EDWARD ARNOLD

Thèse de doctorat en Science politique

Sous la direction de Maurice Croisat.

Soutenue en 1994

à Grenoble 2 .

    mots clés mots clés


  • Résumé

    Ce travail est axe autour de l'histoire des syndicats "jaunes" de pierre bietry ( en s'appuyant sur la presse "jaune", les archives nationales et les archives departementales) et l'ideologie du mouvement le syndicalisme au tournant du siecle ne peut se resumer ni a la cgt, ni au syndicalisme chretien naissant. L'aspect oublie est bien le syndicalisme "jaune", ce courant proletarien contre-revolutionnaire et antisocialiste qui pronat l'entente plutot que l'affrontement avec le patronat. Cette these tend a dementir l'idee selon laquelle les "jaunes" ne sont pas autre chose qu'un groupement de marginaux, "briseurs de greve", "sociaux-traitres" a la solde du patronat traumatise par la vigueur du syndicalisme revolutionnaire. En outre, cette these n'accepte pas l'idee qu'on trouve dans le syndicalisme "jaune" un signe avant-coureur du "fascisme a la francaise". Au contraire, les "jaunes" constituent un syndicalisme de droite, proletarien, qui s'oppose a l'action du syndicalisme revolutionnaire et rejette l'heritage de la revolution. Ils defendent les valeurs traditionnelles, celles du catholicisme et reprennent les themes politiques de la droite. Meme si le mouvement "jaune" apres 1912 semble avoir disparu sans posterite organisationnelle evidente, les idees perdurent, et au cours du xxe siecle, le discours de la droite


  • Résumé

    This study concentrates on the history of the "yellow" trade unions of pierre bietry (by using the "yellow" press and the national and departmental archives) and the ideology of the movement. Trade unionism at the turn of the century cannot be reduced to the cgt or the emerging christian trade-unionism. The neglected aspect is indeed "yellow" trade-unionism, this proletarian, counter-revolutionary and anti-socialist current which advocated collaboration rather than conflict with the bosses. This thesis refutes the idea that the "yellows" were merely a group of marginals, "strike-breakers" or "social-traitors", financed by the bosses who were traumatised by the strength of revolutionary-syndicalism. In addition, this thesis does not accept that the "yellows" were the forebearers of "french-style fascism". On the contrary, the "yellows" were right-wing, proletarian trade-unions opposed to revolutionary syndicalists, and rejected the heritage of the revolution. They defended traditional values of catholicism and reiterated political values of the right. Even if the "yellows" seem to have disappeared as a movement after 1912, their ideas lived on, through the xxth century, and the discourse of the popular right-wing shows

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