Etude des restes fossiles des pieds des premiers hominidés : Australopithecus et Homo Abilis : Essai d'interprétation de leur mode de locomotion

par Yvette Deloison

Thèse de doctorat en Sciences naturelles

Sous la direction de Yves Coppens.

Soutenue en 1993

à Paris 5 .


  • Résumé

    La recherche du mode de locomotion des premiers hominidés est basée sur l'utilisation de méthodes multiples et variées : 1) études anatomique, fonctionnelle, tomodensitométrique, radiologique du pied de l'homme et du chimpanzé, et des études statistiques (moyenne, écart-type. . . . ; analyses multivariées ; distances généralisées et classification hiérarchique ascendante), portant sur trente genres de primates simiens actuels, qui servent de référence ; 2) étude portant sur les os fossiles : - étude d'anatomie comparée avec des os homologues d'hommes et de chimpanzés ; - analyses multivariées en composantes principales et logarithmiques ; - étude stéréométrique portant sur cinquante tali et cinquante calcaneums de primates actuels et onze tali et calcaneums fossiles. 3) étude comparative d'empreintes de pas fossiles avec des empreintes humaines et de panines. Les diverses méthodes utilisées ont apporté des informations dont l'ensemble forme un tout cohérent qui permet d'interpréter quels devaient être les types de locomotion utiliseés par les premiers hominides et par voie de conséquence de les situer par rapport à la lignée humaine. En résumé, la présence d'incontestables caractères lies a l'arboricolisme permet de déduire que australopithecus afarensis devait pratiquer une bipédie occasionnelle alternant avec une quadrupédie arboricole. La spécialisation de ce pied empêche par conséquent de situer cette espèce dans la lignée directe de l'homme. Le genre homo auquel ont été attribue un grand nombre d'os provenant du Kenya, de Tanzanie et d’Afrique du sud comprenant également ceux appartenant à l'espèce homo habilis, apparait comme ayant utilisé une locomotion bipède permanente proche de celle de l'homme actuel. Homo habilis peut être logiquement situe dans la lignée directe de l'homme. Les espèces australopithecus boisei et robustus apparaissent comme ayant dû aussi pratiquer la bipédie.


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Informations

  • Détails : 1 vol. (782 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 645-688

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