La femme dans la vie et l'oeuvre de George Meredith

par Claire Castel-Lang

Thèse de doctorat en Études anglaises

Sous la direction de Simone Lavabre.

Soutenue en 1993

à Paris 4 .

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  • Résumé

    Cette thèse met en évidence dans un premier temps l'existence dans l'œuvre du poète et romancier victorien George Meredith (1828-1909), et en la personne de ses héroïnes, d'un paradigme s'inspirant de la déesse romaine diane. Cette image féminine symbolisant la nature mutante d'un monde darwinien et la nature mutante de la femme telle qu'elle était conçue alors, constitue une innovation de la part de l'auteur en se démarquant des poncifs traditionnels (sainte, prédatrice, pècheresse) et en mettant à jour le mythe fondamental de la femme a l'époque victorienne, incarnant les angoisses du victorien. La "chasteté" de ce paradigme a, dans un second temps, des implications sociales - la progression menaçante de la femme célibataire- qui trahissent les préoccupations réformistes de Meredith. Le féminisme du romancier l'incite à dénoncer les diverses oppressions dont souffrent ses contemporaines, déplorant aussi bien l'absence de statut propre, que la dépendance économique, la vacuité de l'éducation et la non-représentation politique. Enfin, cette thèse démontre le lien étroit existant entre la vie de Meredith et l'élaboration de son paradigme féministe. La ressemblance entre l'héroïne meredithienne et la première épouse du romancier, Mary Ellen nicols, ainsi que la réaction de Meredith quand elle l'abandonna pour le peintre préraphaélite Wallis, proscrivant son nom et refusant de la revoir quand elle agonisait, incite à voir dans la représentation répétitive d'un même personnage féminin dans les romans, une tentative de se libérer des remords, d'effacer la faute et de faire revivre éternellement Mary Ellen.


  • Résumé

    This thesis aims first at emphasizing the existence in the works of the Victorian poet and novelist George Meredith (1828-1909) of a paradigm -personified by his heroines- inspired by the roman goddess Diana. This female image symbolizing the mutability of a Darwinian nature and the mutable nature of the Victorian woman as she was perceived, constitutes an innovation as it moves away from the Victorian conventions (saint, predator, Magdalena) and uncovers the fundamental myth of woman in 19th century England, incarnating the fears and phantasms of the Victorians. The "chastity" of this female model has social implications -the threatening advance of the single woman- which leads to Meredith’s reformist concerns. His feminism prompted him to expose the various oppressions afflicting women, denouncing as well the absence of own status, as the economic dependency, the vacuous education or the political non-existence. Last, this thesis demonstrates the close connection between Meredith’s life and the development of this feminist paradigm. The obvious likeness between the meredithian heroine and the novelist's first wife, Mary Ellen Nicholls, as well as the way in which he reacted after her elopement with the pre-raphaelite painter Wallis, banishing her name, or refusing to see her on her death-bed, can be interpreted as an unconscious attempt to discard remorse, to obliterate his own guilt, in an everlasting venture to bring Mary Ellen back to life.

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