Itinéraire poétique de Georges Schéhadé : voyage au coeur d'un jardin

par Michèle Merlot

Thèse de doctorat en Études arabo-islamiques

Sous la direction de Michel Quesnel.

Soutenue en 1993

à Brest .


  • Résumé

    Chez Schéhadé, la perception du réel depend d'un déchiffrement de la nature dans laquelle il décèle la part du sacré, l'essence m^éme des choses. Toute son oeuvre veut dire la puissance de la vie sur la mort. L'expérience tragique du Liban lui enseigne que le problème du sens de la vie ne se situe pas dans l'histoire des hommes. Le poète appréhende un vide, une absence qu'il révèle grâce a un système de correspondances, de parallélismes, d'échos : un jeu de miroir en miroir. Chaque mouvement de son esprit suscite une émotion qui correspond à un mouvement de l'univers. Il traduit un événement du cosmos de dimension humaine, non un sentiment personnel. Les choses s'interpénètrent et s'inversent à loisir pour signifier une énergie vitale. L'homme est le miroir de l'univers et l'univers le miroir de son être. Or, en orient, le miroir est vide. Il ne saisit rien, mais ne repousse rien, il reçoit, mais ne conserve pas. Le miroir ne capte que d'autres miroirs et cette réflexion infinie est le vide même. Ce phénomène se manifeste dans les jeux d'ombre et de lumière du jardin oriental. Reflet du jardin des origines dont nous avons perdu la lumière. Dans ce jardin voyage l'esprit du poète vers un coeur, celui de la rose, qui est à la fois soi et l'autre. La vision spirituelle de Schéhadé est d'ordre théopathique. La quête de Dieu correspond à la quête de soi. La prière de l'homme devient la prière de Dieu, car le coeur est cette zone de connaissance où se révèle la part du divin que l'homme porte en lui.

  • Titre traduit

    ˜The œpoetic wonderings of Schéhadé : pilgrimage to the heart of a garden


  • Résumé

    With Schehade, the perception of the reality is connected to a decoding of nature in which he reveales the actual essence of things. All of his work expresses the power of life over death. The tragic experience of lebanon teaches him that the issue of the meaning of life is not to be found in the history of man. The poet senses an emptiness, something missing which he reveales thanks to a system of correspondances, parallelisms, echoes : like an infinite set of mirrors. Each of his thought flow creates an emotion. Which one could only liken to then flow of the universe. It expresses cosmic event with human dimension, and not a personal feeling. Every thing seems to freely combine and turn-over line unharnessed vital energy. Man is the mirror of the universe and the universe is the mirror of his inner being. In the east however, the mirror is empty, neither capturing or repelling anything. It receives but doesn't heep. The mirror only captures other mirrors and this infinite reflection is the emptyness itself. This phenomenon is expressed in the play of shadow and light of the eastern garden, a reflection of the original garden of which we have lost the light. In this garden, the flight of the mind travels to a heart. The heart of the rose, which is both oneself and the other. The spiritual vision of schehade is theophanic. The search of god is the search for self.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (423 p.)

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Bretagne Occidentale. Service commun de la documentation. Section lettres et sciences sociales.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TBRX93/2
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