Etude, chez l'homme, des projections excitatrices monosynaptiques et non monosynaptiques de type propriospinal des afferences musculaires Ia sur les motoneurones des noyaux moteurs du membre supérieur et du membre inférieur

par Marion Simonetta-Moreau

Thèse de doctorat en Neurophysiologie

Sous la direction de PAUL BESSOU.

Soutenue en 1992

à Toulouse 3 .


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  • Résumé

    L'etude des projections excitatrices ia a ete realisee, chez l'homme, grace a la construction d'histogrammes de probabilite de decharge d'unites motrices isolees et volontairement activees soumises a diverses stimulations (etude indirecte de l'activite d'un seul motoneurone). Nous avons montre que l'excitation precedemment observee dans les motoneurones des flechisseurs du poignet et du quadriceps lors de la stimulation d'afferences ia et survenant 3 a 7 ms plus tard que l'excitation monosynaptique ia bien connue, avait une distribution diffuse sur l'ensemble des noyaux moteurs etudies au membre superieur et au membre inferieur. La latence centrale moyenne de cette excitation non monosynaptique dependait du niveau segmentaire du noyau moteur explore; plus le noyau moteur etait caudal dans la moelle, plus la latence augmentait. Cette excitation etait obtenue, dans un noyau moteur donne, a partir de la stimulation d'afferences ia homonymes et heteronymes et la stimulation d'afferences cutanees de seuil bas. L'augmentation de la volee afferente peripherique (stimulation combinee de 2 nerfs) provoquait une inhibition de la transmission de cette excitation. Des convergences entre afferences peripheriques d'origine differentes sur des neurones communs mis en jeu dans la transmission de cette excitation, etaient aussi montrees grace a une autre methode (facilitation spatiale du reflexe h). Ces resultats apportaient des arguments en faveur de la transmission de cette excitation par un circuit de type propriospinal comparable a celui decrit chez le chat et mis en jeu dans le controle des mouvements complexes pluri-articulaires. Ce travail a egalement montre l'existence d'une distribution plus diffuse des projections monosynaptiques ia heteronymes et de l'inhibition recurrente au membre inferieur chez l'homme par rapport au chat et au babouin, temoignant d'une evolution phylogenetique rendue necessaire par la posture erigee et la locomotion bipodale plantigrade

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  • Détails : 172 f

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  • Bibliothèque : Université Paul Sabatier. Bibliothèque universitaire de sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 1992TOU30202
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