Croissance et toxicite comparees de deux dinoflagelles : alexandrium tamarense et prorocentrum lima

par MARTINE MORLAIX

Thèse de doctorat en Sciences médicales

Sous la direction de Jean Génermont.

Soutenue en 1992

à Paris 11 .

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  • Résumé

    Depuis quelques annees, les cotes francaises sont touchees par des episodes toxiques de contaminations de coquillages; les organismes mis en cause sont des dinoflagelles du genre dinophysis spp. , pour les toxicites de type diarrheique (sdp), et alexandrium minutum, pour celles de type paralytique (psp). Ces episodes se developpant uniquement lors de certaines conditions environnementales, nous avons etudie l'influence de facteurs externes, en particulier les parametres physico-chimiques, sur la croissance et la production toxinique de deux especes produisant les memes toxines que celles precedemment citees: alexandrium tamarense, pour le psp, et prorocentrum lima, pour le dsp. Toutefois, contrairement aux especes se developpant sur nos cotes, ces microalgues proviennent de biotopes totalement differents. Ces differences expliquent en grande partie la disparite des comportements: les taux de croissance sont plus faibles (0,1-0,15 div. J#-#1) chez p. Lima (epiphyte de macroalgues) et plus eleves (0,25-0,3 div. J#-#1) chez a. Tamarense, espece proliferant en pleine eau. En revanche, la toxicite analysee par dosages chimiques en c. L. H. P. Pour les toxines paralytiques et diarrheiques, varie chez ces deux especes de facon similaire soit une production accrue de toxines en reponse a l'action de certains facteurs inhibant la croissance dans les conditions optimales de developpement (variations brutales de la temperature, modifications de la photoperiode). Cependant, l'augmentation de toxicite serait simplement due a une production accrue des memes toxines chez p. Lima, tandis que chez a. Tamarense elle serait egalement accompagnee par une modification du profil toxinique. Il semblerait donc que les cellules se multipliant le moins vite soient les plus toxiques; neanmoins, lorsque nous comparons la production toxinique des deux souches experimentees, celle dont le taux de croissance est le plus bas (p. Lima) n'est pas la plus toxique. Le biotope jouerait donc un role non negligeable sur les variations de toxicite des especes; toutefois, les processus engendrant ces resultats restent encore a definir. De plus, l'effet de carences en azote et phosphore sur la toxicite, en relation avec des modifications du taux de croissance, n'est pas aussi general puisque pour a. Tamarense l'azote sous forme de nitrates aurait un role preponderant, alors que ce serait plutot le phosphore organique chez p. Lima


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  • Annexes : 180 REF

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  • Bibliothèque : Université d'Aix-Marseille (Marseille. Endoume). Observatoire des Sciences de l’Univers (OSU). Institut Pythéas.
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  • Bibliothèque : Université Paris-Sud (Orsay, Essonne). Service Commun de la Documentation. Section Sciences.
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  • Bibliothèque : Observatoire océanologique. Bibliothèque.
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  • Cote : C IV b / MOR / c
  • Bibliothèque : Station biologique. Service de documentation scientifique.
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  • Cote : M-220420030001
  • Bibliothèque : Centre Technique du Livre de l'Enseignement supérieur (Marne-la-Vallée, Seine-et-Marne).
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TH2014-010874
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