Alfred sisley et la crise de la representation
| Auteur / Autrice : | JOHN DAMIEN THORNER |
| Direction : | Henri Quéré |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Études anglaises |
| Date : | Soutenance en 1992 |
| Etablissement(s) : | Paris 3 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
La these entreprend une analyse de la contradiction inherente dans la representation impressionniste : a savoir, que tout en etant le sommet du processus qui menait le symbole pictural a etre de plus en plus proche des apparences, l'impressionnisme marqua le debut d'un processus regressif, qui declencha le retour vers une peinture ''neo-medievale'' (le tableau considere comme surface decoree plutot que fidele representation du reel. ) on assiste - avec claude monet - a un retour a un mode de representation associe a l'art medieval : beaute lineaire, beaute decorative, ordre intellectuel, symbolisme, couleurs vives, simplification, harmonie. On remarque l'absence quasi-totale du nom de sisley dans toute discussion de l'avant-garde impressionniste. En essayant de cerner ce tournant vital dans l'art du dix-neuvieme siecle, la these examine tout particulierement le role d'alfred sisley, pour sonder les tensions de l'epoque. Sisley semblerait avoir ete un conservateur au sein d'un mouvement avant-gardiste : il resistait aux innovations de claude monet, a la dissolution de l'objet, restant fidele a la tradition de constable et de daubigny, qui voulait reconcilier la lumiere et la solidite plutot que de privilegier l7une ou l7autre. La these essaie de presenter ces trois peintres - constable, daubigny, sisley - comme le point culminant de l'art de la renaissance. Cette hypothese, que sisley fut un ''resistant'', sert comme point de depart a une etude qui veut a la fois mieux comprendre sisley et mieux comprendre l'effrondrement de l'art representationnel au vingtieme siecle.