Agriculture et financement du développement : le cas du Maroc et de la Tunisie

par Haytham Chaaban

Thèse de doctorat en Droit public

Sous la direction de Jean-Marie Rainaud.

Soutenue en 1992

à Nice .


  • Résumé

    Prélever sur l'agriculture pour créer les conditions propices à l'implantation d'autres activités constitue le pas primordial vers le développement du pays à secteur agricole dominant dont l'exemple est le Maroc et la Tunisie. En dépit de son poids considérable dans chacun de ces deux pays, l'agriculture ne contribue que relativement au financement de leur développement. Ceci est dû essentiellement aux difficultés climatiques, structurelles et technico-culturales où se trouve exposée, d'ailleurs largement dominante, l'agriculture vivrière. En effet la stratégie imposée par le marché mondial et dictée par la bird a fait à ce que ce dernier secteur soit défavorisé par rapport à celui de l'agriculture d'exportation. Par ailleurs, malgré les quelques tentatives réformatrices entamées, d'autres problèmes existent toujours, à savoir: l'excessive inégalité dans la répartition de la propriété agricole, les statuts rétrogrades des terres et les modes d'exploitation dont l'objet est la petite paysannerie et entravent davantage le développement de ce secteur dans ces pays. D’autre part, il est question de technique de prélèvement dont les mécanismes principaux sont: le prix, le crédit et la fiscalité. Parmi ces trois mécanismes uniquement celui du prix, en raison de contraintes bien déterminées, était le plus souvent usité, encore qu'il soit utilisé d'une façon différente dans les deux pays. Au niveau de l'agriculture d'exportation et malgré les efforts déployés en vue de maximiser ses ressources de financement, le conditionnement imposé par le marché mondial réduit considérablement son efficacité.

  • Titre traduit

    Farming and financing development : the case of Marocco and Tunisia


  • Résumé

    Farming constitutes the basis for the implantation of other activities, but also, the first step of the development of any country in which agricultural area forevails. The best examples are Morocco and Tunisia. In both, countries, it seems obvious that farming contributes to their development. This is mainly due to the climatic, structural and technico-cultural difficulties the subsistence farming, for instance, is faced with, in fact, the strategy used by the world market and set by the b. I. R. D. Has involved the last area in disfavor compared to the export farming area. In spite of some renovative temptations undertaken hitherto, there still exists other problems: the sharing out of the agricultural property the backward status of the grounds, the lack of sophisticated means of exploitation prevent the farming area from developing. More over, it is a matter of deduction methods and mechanisms: the price, the credit and the fiscality. In this respect, it is worth noting that the implementation of these mechanisms varies from one country to another. Concerning export farming, finally, the conditioning set by the world market largely restrains the efficiency of that area in spite of the efforts made to gather the financing resources.

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  • Détails : 1 vol. (492 f.)
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  • Annexes : Bibliographie f. 474-486. Notes bibliographiques en bas de page

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