Democratie et vie municipale en languedoc. (milieu dix-huitieme-debut dix-neuvieme siecle)

par Georges Fournier

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Nicole Castan.

Soutenue en 1991

à Toulouse 2 .

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  • Résumé

    Le languedoc connaissait au dix-huitieme siecle une importante vie municipale dans un cadre provincial. La tradition d'une relative democratie villageoise, les aspirations de la petite et moyenne bourgeoisie urbaine, s'y heurtaient a de fortes tendances oligarchiques, favorisees par la desagregation des solidarites communautaires et par la politique de la monarchie administrative relayee par les etats provinciaux. La revolution, en supprimant les hierarchies et en instituant l'election, rendit plus souple l'adaptation de la representation aux mutations sociales. Elle n'enlevait rien aux attributions traditionnelles des municipalites et elargissait leur sphere d'intervention comme relais du pouvoir central. Cependant, la permanence des alienations economiques, sociales, culturelles, limita l'elargissement de la classe dirigeante locale, tandis que se developpait une contradiction entre affirmation de la souverainete nationale et manifestation d'un communalisme marque par l'esprit de localite. Malgre le poids croissant des interventions etatiques, la dynamique revolutionnaire interdit jusqu'a l'an ii de remettre en cause le principe d'un pouvoir municipal associant execution et deliberation. A partir de l'an iii, au contraire, se developpa une centralisation qui privilegiait nettement l'execution. La disparition de la province, condamnee en 1789 par son archaisme autant que par le developpement de l'ideologie nationale, a favorise cette evolution.

  • Titre traduit

    Democracy and municipal life in languedoc from middle of eighteenth-century to beginning of 19 century


  • Résumé

    In the eighteenth-century, languedoc possessed an active municipal life in a provincial setting. Relatively democratic village traditions and the ambitions of the petty and middling urban bourgoisie clashed with highly oligarchical tendencies favored by the policies of the administrative monarchy relayed by the provincial estates. The revolution, by suppressing the hierarchies and introducing elections, rendered more flexible the adaptation of elected representatives to social change. It took nothing away from the traditional competences of municipalities and enlarged their sphere of intervention as relays of central power. However, the persistence of economic, social and culturl alienation limited the enlargement of the local ruling class while was developing a contradiction between affirmations of national sovereignty and manifestations of a communalism marked by local spirit. In spite of the growing weight of state intervention, the revolutionary dynamic forbid, up to l'an ii, going against the principle of a municipal power associating execution and deliberation. From l'an iii, on the contrary, centralization increased, favoring execution. The disappearance of the province, condemned in 1789 for their archaism as much as by the developing of national ideology, encouraged this evolution.

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