Construction de l'interprétation temporelle en langue naturelle : Un système fondé sur les graphes conceptuels

par Patricia Zablit

Thèse de doctorat en Sciences appliquées

Sous la direction de Gérard Sabah.

Soutenue en 1991

à paris 11 .

    mots clés mots clés


  • Résumé

    Nous proposons un système pour l'interprétation temporelle des énoncés en langue naturelle. Nous supposons que cette interprétation se fait par le calcul de la référence temporelle, calcul qui implique la construction d'un modèle mental propre à la catégorie temps dans le discours. Le modèle mental que nous proposons est une structure discursive locale en ce sens que celui-ci représente l'interprétation d'un seul énoncé de la langue. La construction du modèle mental temporel se fait par composition de représentations lexicales des marqueurs temporels en langue tels que les temps grammaticaux, les syntagmes prépositionnels introduits par des prépositions temporelles, les adverbes de temps et des schémas temporels associes aux verbes. Les représentations lexicales introduisent des entités temporelles référentielles dans le modèle mental: des positions, avec deux sous-types, les points et les intervalles. Avant l'introduction de ces entités, le modèle mental contient déjà une entité qui est le moment de l'énoncé. Toutes ces représentations lexicales, ainsi que la représentation construite sont décrites selon un format uniforme. Il s'agit d'un format diagrammatique. L'uniformité du format et son caractère diagrammatique a un caractère heuristique en guidant le processus de composition et en facilitant la production d'un ensemble d'inférences pertinentes. Le choix du format diagrammatique du modèle mental, plus proche de la situation représentée, devrait rendre plus facile la tache d'un système muni de capacités perceptuelles pour déterminer la valeur de vérité d'un énoncé. Nous proposons une construction du modèle mental temporel en trois étapes: 1) la composition des représentations lexicales, intégrant sémantique et une forme limitée de pragmatique; 2) l'intégration de connaissances générales sur les situations; 3) la levée d'un certain type d'indétermination, a l'aide d'un principe de pertinence propre au domaine temporel. Nous distinguons la catégorie temps de la catégorie des situations, et cette distinction se reflète dans l'architecture de l'espace de travail qui se divise en deux sous-espaces: l'espace temps et l'espace des situations. L'espace temps comprend le modèle mental temporel et une pile de topicalisation (qui pourra être remplacée par une structure plus riche dans le cadre d'une théorie discursive plus globale). Le langage de représentation que nous adoptons est celui des graphes conceptuels, pour lequel nous proposons une réinterprétation selon qu'un graphe est une représentation lexicale ou discursive. Nous proposons également une version plus spécifique des opérations de joint et de projection


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  • Annexes : 178 REF

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  • Bibliothèque : Université Paris-Sud (Orsay, Essonne). Service Commun de la Documentation. Section Sciences.
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  • Cote : TH2014-010570
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