Étude hydrogéologique de la plaine d'El Madher (Algérie orientale) : géologie, climatologie, hydrogéologie et modélisation des écoulements souterrains de l'aquifère mio-plio-quaternaire

par Mohamed Redha Menani

Thèse de doctorat en Terre, océan, espace

Sous la direction de Bernard Haguenauer.

Soutenue en 1991

à Nancy 1 , en partenariat avec Université Henri Poincaré Nancy 1. Faculté des sciences et techniques (autre partenaire) .


  • Résumé

    La plaine d'El Madher est située dans la partie orientale de l'Algérie, en bordure nord-ouest des monts des Aurès. L'étude géologique, confortée par l'analyse des données géophysiques, a permis d'établir l'autochtonie de la Koudiat Tfouda, qui se positionne ainsi en jalon entre les monts de Batna au sud-ouest, et le djebel tombait au nord-est du secteur étudié. Ces deux structures ne forment donc qu'un même ensemble structural, qui a évolué en une série de plis déversés vers le sud, affectes par des décrochements de direction n 150 e, dont la plupart sont dextres. D'une superficie d'environ 210 km#2, le bassin versant de l'oued El Madher reçoit une pluviométrie moyenne variant entre 350 mm dans la dépression de la plaine, jusqu'a un maximum de 450 mm aux sommets des monts de Batna et du Djebel Bou Arif. Le pouvoir évaporant, approche convenablement par la formule d'estimation de l'évapotranspiration potentielle de Blanney-Criddle, met en évidence le très net déficit hydrique. L'étude hydrogéologique, montre que la formation détritique mio-plio-quaternaire est le siège d'une nappe libre généralisée, sauf au nord-est de la plaine, ou l'épaisseur considérable de ces sédiments (>300 m par endroits), favorise l'existence de niveaux aquifères profonds, en grande partie communiquants avec la nappe libre de surface. L'écoulement s'effectue, en règle générale, du sud vers le nord, avec un très net apport souterrain par les monts de Batna, ou il est essentiellement d'origine fracturale, et par le Djebel Bou Arif. L'analyse des données des pompages d'essai antérieurs et ceux réalises dans le cadre de cette étude, a permis la délimitation des zones de transmissivités différentes. La modélisation en régime permanent des écoulements souterrains dont l'aquifère mio-plio-quaternaire est le siège, a permis d'aboutir a un très net calage des piézométries calculée et réelle; la piézométrie de référence étant celle mesurée à l'étiage (aout 1989). Sur la base du calage définitif, le bilan de la nappe calcule par le modèle est de l'ordre de 900 l/s. Ce bilan chiffre d'une part, les apports par les bordures des monts de Batna et du Djebel Bou Arif par des débits fictifs continus de l'ordre respectivement de 450 l/s et 350 l/s. D'autre part, il fait ressortir le drainage considérable à l'exutoire du bassin, par un débit de l'ordre de 500 l/s. Ce drainage a l'exutoire (eaux souterraines peu profondes et de surface), n'est pas actuellement exploite. Son captage permettrait d'accroitre considérablement le potentiel des ressources captées, qui est seulement de l'ordre de 65 l/s pour les captages de l'aquifère mio-plio-quaternaire. Le relèvement de ces débits par un test de prévision (130 l/s) sur le modèle, n'a montré aucune influence notable sur le milieu, et permet d'envisager l'exploitation des sondages a un tel débit

  • Titre traduit

    Hydrogeological study of the el madher plain (eastern algeria) : geology, climatology, hydrogeology and modeling of underground water movement of the mio-plio-quaternary aquifer


  • Pas de résumé disponible.

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  • Annexes : 76 ref.

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