Révélation et histoire

par GUY RICHARD

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Jean Brun.

Soutenue en 1991

à Dijon .

    mots clés mots clés


  • Résumé

    "Le problème le plus important, c'est le rapport entre la philosophie et le christianisme" affirme Kierkegaard, reprenant la question posée par Lessing : "comment des vérités historiques peuvent-elles devenir la preuve de vérités rationnelles nécessaires ?". En effet, comment éviter la confrontation de deux universalités, celle du christianisme, c'est à dire d'une histoire du salut avec à son sommet le christ, empruntant un modèle narratif comme toute histoire et celle de la raison qui, par son expérience discursive, rompt avec tout registre narratif, par conséquent avec toute histoire. "La philosophie, affirme Hegel, ne doit pas être le récit de ce qui arrive, mais la reconnaissance de ce qui en lui est vrai et à partir du vrai, elle doit, en outre, comprendre ce qui dans le récit apparait comme un simple évènement". Contrairement à l'Aufklarung, la raison hégélienne accueille "ce qui arrive" à savoir cette révélation de dieu dans l'évènement de l'incarnation. La raison hégélienne va jusqu'au bout de son dynamisme d'unité mais à quel prix ? En arrachant la révélation chrétienne a toute contingence, en particulier à l'emprise du judaïsme, en sacrifiant l'historique au logique. Pour Hegel, c'est la philosophie et non la foi qui détermine le sens de la révélation. Mais la raison est raisonnable soutient Schelling, quand elle conçoit qu'un dieu ne peut être pensé que lorsqu'il est pensé comme se révélant. Si dieu se dit à l'homme, ce n'est pas dans le discours du philosophe, ce ne peut être que par sa révélation dans la foi. Mais, en même temps, dieu se dit à l'homme dans l'histoire. Nous appartenons à cette histoire. La vérité chrétienne est inséparable de l'histoire.

  • Titre traduit

    Revelation and history


  • Résumé

    "The most important problem is the relationship between philosophy and Christianity", asserts Kierkegaard, thus taking up the question raised by Lessing: "how can historical truths become the evidence of rational necessary truths?". Indeed, how is one to avoid the confrontation of these two paradigms of the universal, that of Christianity, i. E. Of an history based on salvation with Christ at its apex, borrowing a narrative model as all history does, and that of reason, which, in its discursive experience, breaks from any narrative register, and therefore from all history. "philosophy", Hegel affirms, "should not be the record of what happens, but the recognition of the truth it contains, and starting from what is true, it must, in addition, comprehend what, in the record, appears as a mere event". Contrary to the Aufklarung, Hegelian reason welcomes "what happens", namely this revelation of god in the event of the incarnation. Hegelian reason follows its dynamism of unity through to its logical conclusions, but at what cost? At the price of cutting all link between Christian revelation and any form of contingency, in particular the ascendancy of Judaism, at the price of sacrificing the historical to the logical. According to Hegel, what determines the meaning of revelation is philosophy and not faith. But reason is reasonable, Schelling maintains, when it posits a god who can only be conceived when he is conceived as revealing himself. If god reveals himself to man, it is not in the discourse of the

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Notes : Thèse non corrigée

Où se trouve cette thèse\u00a0?

  • Bibliothèque : Université de Bourgogne. Service commun de la documentation. Section Droit-Lettres.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : 179944/1
  • Bibliothèque : Université de Bourgogne. Service commun de la documentation. Section Droit-Lettres.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : 179944/2
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.