Importance de la faune ichtyologique dans le lac d'aydat, milieu eutrophe de la zone temperee nord, ses relations trophiques avec les autres composants de l'ecosysteme

par Jean-Louis Jamet

Thèse de doctorat en Sciences biologiques et fondamentales appliquées. Psychologie

Sous la direction de Nicole Lair.

Soutenue en 1991

à Clermont-Ferrand 2 .

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  • Résumé

    Cette etude, realisee d'avril 1987 a decembre 1989, avait pour but de preciser les relations trophiques entre les poissons adultes et les differents constituants d'un ecosysteme eutrophe de la zone temperee nord, le lac d'aydat. Un echantillonnage multi-engins nous a permis de capturer 18 especes, dont 3 dominent en nombre la faune ichtyologique. Simultanement a une analyse des parametres de croissance et de reproduction, une etude mensuelle du regime alimentaire des differentes classes d'age du gardon (rutilus rutilus), de la perche (perca fluviatilis) et de la gremille (gymnocephalus cernua) a ete realise; les taux de consommation journaliers de ces trois populations ont ete rapportes au stock, des differentes classes d'age, que nous avons evalue par marquage-recapture et par analyse des cohortes. La reproduction de p. Fluviatilis (mai) est suivie de celle de r. Rutilus (fin mai-debut juin), puis de g. Cernua (juin a aout). Les males de r. Rutilus et g. Cernua sont matures a 2 ans et les femelles a 3 ans; la fecondite de ces deux populations est faible mais compensee par des ovules de grande taille dont les reserves vitellines assurent un meilleur recrutement, contrairement a p. Fluviatilis (males matures a 1 an et femelles a 2 ans) qui produit des ovules plus petits, par rapport aux autres milieux, la croissance de r. Rutilus et g. Cernua est moyenne alors que celle de p. Fluviatilis est faible, cette espece s'averant moins bien adaptee a une vie en milieu eutrophe que le gardon; la gremille demeure en faibles proportions. Les resultats obtenus nous ont conduit a regrouper les differents items consommes en 7 compartiments (phytoplancton, macrophytes, cladoceres, copepodes, macroinvertebres, poissons et sediment). Connaissant la biomasse consommee, le stock de ces 3 populations qui se sont averees dominantes (r. Rutilus=2000 kg, p. Fluviatilis=155 kg et g. Cernua=114 kg) et les secteurs du lac dans lesquels elles se deplacement au cours de l'annee, nous avons suiv i leurs activites alimentaires. En hiver, le metabolisme est ralenti, les ressources nutritives sont rares et l'activite alimentaire reduite a nulle; a l'exception de quelques macroinvertebres, c'est le sediment qui est le plus consomme. En fevrier, la pression de predation de r. Rutilus et p. Fluviatilis s'exerce sur daphnia longispina; moins de 1% de la biomasse est consommee mais ce sont les femelles ovigeres qui sont selectionnees. Au printemps, bacillariophycees puis macroinvertebres representent l'essentiel de l'alimentation, associes a d. Longispina (1,15%) consomme par r. Rutilus et copepodes consommes par p. Fluviatilis egalement en faible proportions. En ete, ce sont surtout les larves d'insectes et les macrophytes qui sont consommes, associes a des cyanobacteries dont 5% de la biomasse disponible est utilisee; en fin d'ete, l'habitat littoral devient moins favorable; en raison de l'emergence de nombreux insectes, la macrofaune se rarefie et les individus tendent a se deplacer en zone pelagique et a consommer du zooplancton (d. Longispina et a. Denticornis sont respectivement utilises par r. Rutilus et p. Fluviatilis) mais toujours en faibles proportions. C'est a cette periode que, contrairement au gardon, nous avons constate un ralentissement de l'activite alimentaire des deux percides, suivi un mois plus tard par une chute brutale des coefficients de conditions. En automne, avec la reprise de la maturation des gonades, les poissons se nourrissent abondamment d'une nourriture beaucoup plus diversifiee. Dans ce lac eutrophe dans lequel la zone littorale, frequentee par la faune ichtyologique une grande partie de l'annee, offre des ressources alimentaires en abondance, les poissons adultes se nourrissent essentiellement des items les plus nombreux, en fonction de leur disponibilite a une periode donnee, tels que le sediment (hiver) ou les macrophytes et les insectes (printemps, ete), le plancton ne constituant alors qu'une nourriture accessoire aux periodes ou les autres items deviennent rares (hiver, fin de l'ete). En ete, la communaute zooplanctonique tend a echapper a la predation en utilisant comme refuge les secteurs desoxygenes, desertes par les poissons; cependant, on ne saurait exclure une action indirecte, tant sur le developpement algal via les produits metabolises, que sur les proies zooplanctoniques. En particulier, en hiver ou le peuplement, consomme et en place, est essentiellement compose d'individus ovigeres et de grande taille, ou bien au printemps, ou la consommation en grandes quantites et par les trois populations, de larves de chaoborus flavicans peut avoir un effet positif indirect sur le developpement de leurs proies. Nous retiendrons de cette etude qu'en l'absence d'une connaissance simultanee du stock de poissons, de leur taux de consommation journalier en fonction de leur age, de la zone ou ils vont se nourrir et de la biomasse des populations proies, donnees rarement disponibles simultanement, il est difficile

  • Titre traduit

    The importance of the fish fauna n lake aydat, an eutrophic environment of the north temperate zone, and its trophic relations with the other components of the ecosystem


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  • Annexes : 457 REF

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