Impact de l'irrigation sur un aquifere alluvial. Dynamique du système Basse Durance : nitrates et isotopes (cartographie); piezometrie (modélisation mathematique)

par Michel Lacroix

Thèse de doctorat en Sciences et techniques

Sous la direction de Bernard Blavoux.

Soutenue en 1991

à Besançon .


  • Résumé

    Une importante economie d'eau serait realisable sur la consommation de l'agriculture en basse durance. Effectivement, les volumes utilises pour l'irrigation sont plus de trois fois superieurs a l'evapotranspiration potentielle. Cet exces d'eau est perdu par colatures ou par infiltration vers la nappe alluviale. Toutefois cette perte n'est pas inutile puisque plus des trois quarts de l'alimentation en eau potable de la vallee provient de l'aquifere alluvial. L'importance de cette realimentation doit etre estimee avant d'envisager toute reduction des volume alloues a l'irrigation. La similitude lithologique des sous bassins versants de la durance ne permet pas de differencier l'origine et de quantifier les apports de bordure par l'etude des parametres physicochimiques. C'est le tracage isotopique naturel par l'oxygene 18 qui differencie le mieux l'eau de durance (irrigation) des eaux locales d'origine meteorique. Les melanges etant proportionnels il est prouve que plus de 70% de l'eau presente dans l'aquifere est d'origine durancienne. Une etude spatiale a maille serree des teneurs en nitrates montre que l'aquifere est peu atteint par la pollution azotee. Elle revele aussi l'importante dilution provoquee par les debits souterrains eleves, croissant sous l'effet de la realimentation par l'irrigation, dans les parties basses des versants et l'axe drainant de la durance. La realisation d'un modele mathematique des ecoulements souterrains permet de simuler l'impact d'une reduction d'irrigation. Il en ressort qu'il est possible d'economiser, entre peyrolles et noves, 175 mm#3 d'eau, soit 40% des apports annuels, en provoquant une baisse de la piezometrie estivale compatible avec l'exploitation individuelle de puits (pompes immergees). Dans ce cas, une hausse de 10 mg/l en no#3 doit etre attendue. Un remplacement massif des irrigations gravitaires par des pompages dans l'aquifere alluvial provoquerait l'assechement de la nappe phreatique, mais aussi de la durance dans les conditions actuelles d'amenagement et de debit reserve


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Informations

  • Détails : 161 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 133-140

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse. Bibliothèque universitaire.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : T BES 91-12
  • Bibliothèque : Bibliothèque universitaire Sciences - Sport (Besançon).
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : SCI.BESA.1991.62
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