L'imaginaire des signes dans le roman contemporain francais

par Dominique Viart

Thèse de doctorat en Littérature française

Sous la direction de Michel Raimond.

Soutenue en 1991

à Paris 4 .

    mots clés mots clés


  • Résumé

    A la fin du dix-neuvieme siecle, le developpement des sciences humaines porte en avant la notion de "signe". La litterature s'interesse a cette qui permet de porter le soupcon sur le monde. Les signes prennent alors une place preponderante dans l'imaginaire: dans le roman, le projet de raconter une histoire s'estompe au profit d'une reflexion sur les signes ou des reveries qu'ils suscitent. Nous mettons en evidence ce phenomene au debut du vingtieme siecle (ramuz. Proust) et suivons son evolution dans les annees trente: l'imaginaire des signes est alors integre dans des systemes conceptuels plus vastes (surrealisme, roman psychanalytique, engage ou philosophique). Alors que dans les annees cinquante. Les signes beneficient d'une extreme faveur, l'imaginaire romanesque des signes evolue paradoxalement a l'encontre des certitudes qui se mettent en place. Le soupcon que les signes contribuaient a porter sur le monde se porte maintenant sur eux-memes. La representation romanesque de la prception des signes a l'oeuvre chez gracq et chez simon fait apparaitre des jeux de derealisation, des troubles, nes du doute et du desir, qui deforment toute saisie du reel. La representation de l'interpretation montre combien les signes. Loin d'eclairer le monde, le rendent enigmatique. Structures narratives, themes et fictions construits autour des signes empechent toute atteinte sure du sens. Dans une forme qui n'est pas sans affinites avec l'esthetique baroque, confinant parfois a l'absurde sans s'y reduire, l'imaginaire des signes exprime les ambiguites et les traumatismes du monde contemporain. Abandonnant la quete du sens pour se consacrer aux signes, il


  • Résumé

    At the end of the nineteenth century, with the development of social sciences, the notion of "signs" came to the fore. Literature took hold of this notion which cast suspicion on the world. The signs started then to play a role of prime importance in fiction in the novel, telling a story took second place to reflection on signs or the musing they aroused. We study here this phenomenon, initiated at the beginning of the twentieth century (with ramuz and proust) and follow its evolution in the thirties. The interesgiven to signs was then integrated into the systems of thought and the understanding of the world (surrealism, psychoanalytical, commited or philosophical novels). When, in the filties, the sign benefited greatly from the interest paid to it, paradoxically, the fantasy based on signs evolved in opposition to the certainties which were establishing themselves. The suspicion that signs cast on the world began to fall back on them. The representation of perception which can be found in gracq's and simon's novels revealed the games of questioning reality, the confusion that is born from doubt and desire which distort any understanding of what is real. The representation of interpreation showed that, far from throwing light on the world, signs made it more enigmatic. The narrative structures. Themes and fiction-lines organised around signs prevented any reliable grasp of meaning. In a form which is not without link with the baroque aesthetics, sometimes verging on the absurd, without being reduced to it, the fanasy of signs expresses the

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