Le rire deplace ou la repetition de l'experience de nietzsche chez georges bataille

par François Warin

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Jean-François Mattéi.

Soutenue en 1990

à Nice .

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  • Résumé

    Il n'y a sans doute rien a dire a ceux qui ne demandent pas l'impossible ; pour les autres, simplement ceci: nous venons trop tard pour les dieux et ce n'est, du fond de notre "declin" et de notre "convalescence", que grace a la fiction de l'art que, de l'extreme, nous pouvons approcher. Voila pourquoi nietzsche, qui designa dans la parodie le proprium et l'ipissimum de l'homme moderne, nous invita a rire, pour empecher - wagner et nietzsche lui-meme s'y etait trahi- qur les reves de grandeur ne basculent dans le kitsch ou le desastre. Voila pourquoi bataille, a sa suite, vit dans le rire, la seule souverainete possible, avertissant du meme coup les zelateurs trop exal- tes: qui prend nietzsche a la lettre et sans rire est perdu. Un certain rire de- vrait etre donc comme la base continue de ce travail : c'est sur ce fond que l'oeuvre de bataille fait echo, parodie, repete a l'infini celle de nietzsche, redonnant ainsi a l'eternel retour sa signification premiere, sa signification musicale. Mises en abime et toujours pres de se tourner l'une et l'autre en deri- sion, ces deux oeuvres finissent, dans leur incongruite meme, par retrouver la tres ancienne question du propre de l'homme; mais, a travers l'enormite de son rire, l'homme presente une etrange figure d'egare, a la mesure d'un monde au cours delirant et au foyer perdu. Incipit parodia.

  • Titre traduit

    The displaced laughter or the repetition of nietzsche's experience in georges bataille


  • Résumé

    There is probably nothing to say to those who do not ask for the impossible. For the others, simply this : we have comme too late for the gods and it is only thanks to the fiction of art that we can approach the extreme. That is why nietzsche - who saw in parody the proprium and the ipsissimum of modern man- incited us to laugh, so as to prevent our dreams of grandeur from descending into kitsch and subsequent disaster. That is why, following nietzsche, bataille saw laughter as the only possible supremacy, warning over- exalted zealots in the process: he who takes nietsche literally and without laughing is lost. It is only on the basis of this laughter that the work of ba- taille is played out, and infinitely repeats and parodies nietzsche, thus giving the eternal return its musical significance. When considered the one within the other, and because of their very eccentricity, both works end up retrieving the time-honoured question of what man's special gift is; but, through the enormity of this laughter, man appears a strange figure, straying, akin to a delirious world that has lost its centre. Taking pleasure in repetition, in this divertimento we have attempted to offer,albeit clumsily, another counterpoint. Incipit parodia.

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