Sujet, reel et signes dans l'oeuvre de pirandello

par Gérard Vittori

Thèse de doctorat en ETUDES ITALIENNES

Sous la direction de Jean Nicolas.

Soutenue en 1990

à Nice .

    mots clés mots clés


  • Résumé

    Dans l'acces a la verite, le corps n'est pas un lieu privilegie de connaissance, ni pour le sujet, ni pour les autres. Le corps est au contraire le lieu de l'equivoque du sens. Seule la volonte fournit le sens authentique: mais les signes naturels et les signes verbaux livrent le sujet a la distorsion du sens. Dieu est pour les autres la garantie de l'adequation du langage au reel. En verite, l'autorite, substitut de la transcendance vraie, etablit la transparence du langage parce qu' elle institute le reel par le langage. Le reel est fonde par le "texte" social. Le "texte" des autres aliene le sujet, et l'exclut de sa verite. Le nom (avec l' histoire qu'il porte), les actes, sont autant de prises que les autres ont sur le sujet. Celui qui veut faire advenir la verite dans le discours est repute fou, par la production de soi (sociale: la logique ou la folie feinte - artistique: comme auteur ou comme auteur) le sujet peut avoir une maitrise des signes. Le retour du reel des autres, meme s'il est possible, a contre lui le temps, par le- quel toute nouvelle expression de soi sera possible. Il est une possibilite que la verite du sujet s'exprime, sans subir le "texte" alienant des autres: dans la relation fusionnelle, dont le prototype est la rela- tion a la mere. Dans la religion ethique que propose lucio dans lazare, cette rela- tion fusionnelle semble pouvoir donner lieu a une intersubjectivite ouverte a tous.

  • Titre traduit

    Subject, reality and signs in pirandello's work


  • Résumé

    To know the truth, the human body is not a privileged point of knowledge, neither for the subject, nor for the others. On the contrary, the body is the point of the ambiguity of sense. Only will gives the authentic sense ; but the natural and the verbal signs give the subject to the distorsion of sense. God is for the others the guarantee of "adaquatio rei et intellectus". In fact, the authority, substitute of true transcendence, establishes the transarentness of the language because it instaurates realty in the language. Reality is founded by the "text". This "text" alienates the subject, and removes him from his own truth. The name (with the story it brings), the actions, give the subject to the others. The one who wants to make truth appear is said to be mad. By the production of himself (social production logic, or feigned madness artistic production: as an author or as a player), the subject can get a mastership of signs. The return of the reality of the others, even if it is possible, has against itself the time, by which any expression of oneself is possible. The truth of the subject can express itself, without suffering the alienating "text" of the others in the fusional relation, the pattern of which is the relation to the mother. This type of relation can become an universal intersubjectiveness.

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