La cour d'appel de Dijon, an huit-mille huit cent cinquante deux
| Auteur / Autrice : | Chantal Dauvergne |
| Direction : | Jean Bart |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Histoire du droit |
| Date : | Soutenance en 1990 |
| Etablissement(s) : | Dijon |
Mots clés
Résumé
Maitre l'une des innovations les plus importantes de la reforme judicaire de l'an huit est la création de vingt-huit tribunaux d'appel. Le ressort de celui de Dijon comprend la Côte-d’Or, la Haute-Marne et la Saône-et-Loire. Pour le personnel judiciaire, Cambacérès a choisi la continuité : les membres du tribunal d'appel sont d'anciens avocats au parlement de bourgogne, élus juges sous la révolution. D'adapter successeur du parlement de Bourgogne, la cour d'appel doit définir sa propre image. Les rapports avec l'exécutif ne sont pas faciles : conflits fréquents avec le préfet, tutelle pesante du ministre de la justice ; de plus, la cour se trouve durement ébranlée par chaque changement de régime politique. Innover les magistrats sont devenus des fonctionnaires : ils sont nommés par le ministre de la justice qui choisit parmi les trois candidats proposés par les deux chefs de la cour ils désirent faire carrière, c'est-à-dire gravir les échelons de la hiérarchie au sein de laquelle les cours d'appel tiennent une position enviée. Enfin, l'étude comparative des carrières des magistrats des cours de Dijon, Pau et Rennes laisse apparaitre une grande similitude.