Étude du problème inverse linéarisé dans l'équation des ondes acoustiques à deux dimensionsÉtude mathématique d'un problème inverse de l'équation des ondes à une dimension dans un cas particulier
| Auteur / Autrice : | Bei-Feng Jiang-Levesque |
| Direction : | Roger Temam |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Mathématiques |
| Date : | Soutenance en 1989 |
| Etablissement(s) : | Paris 11 |
Mots clés
Résumé
L'un des intérêts que présentent les méthodes d'inversion des sismogrammes pour l'exploration pétrolière est de permettre potentiellement une évaluation quantitative de paramètres distribués (vitesse de propagation, impédance acoustique, etc. . . ) caractérisant le sous-sol. Ces méthodes sont donc particulièrement attrayantes pour la détection de pièges stratigraphiques qui sont reconnaissables par une variation latérale de ces paramètres. De plus ces méthodes constituent une amélioration à priori substantielle des classiques migrations avant stack qui se proposent uniquement d'imager les hétérogénéités. Parmi les méthodes d'inversion, l'inversion linéarisée suscite un grand intérêt en raison des simplifications qu'elle permet sur les calculs informatiques. L'inconvénient de cette approche provient de la difficulté de trouver un milieu dit de référence suffisamment proche du milieu réel inconnu pour justifier la linéarisation. Nous étudions dans la première partie de cette thèse, le problème direct linéarisé et tentons de répondre aux questions suivantes: Dans quel sens le milieu de référence doit-il être proche du milieu réel pour que la linéarisation soit justifiée ? Quels sont les paramètres par rapport auxquels une linéarisation est tolérante vis à vis des défauts du milieu de référence ? Dans une deuxième partie nous étudions numériquement le problème inverse linéarisé à 2-D et regardons comment se répercutent sur la solution du problème inverse les erreurs provenant de la linéarisation. Les expériences numériques montrent l'efficacité de l'inversion linéarisée. Plus précisément, elle donne une identification quantitative des hétérogénéités aussi bonne que celle donnée par l'inversion non linéaire lorsque le milieu de référence approxime précisément la vitesse du milieu réel. Lorsque l'erreur sur la vitesse est grande, l'identification quantitative des hétérogénéités n'est plus possible, néanmoins l'inversion linéarisée donne encore une meilleure image que celle donnée par la migration avant stack.