Micromoustérien : les idées et les pierres : Asprocholiko, Grèce et le problème des industries microlithiques du Moustérien
| Auteur / Autrice : | Evangelos Papaconstantinou |
| Direction : | Jacques Texier |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Ethnologie |
| Date : | Soutenance en 1989 |
| Etablissement(s) : | Paris 10 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Culture (le facies micromoustérien) et évolution technique (microlithiqation) ont constitué la base des hypothèses employées pour expliquer la présence des industries microlithiques au cours du paléolithique moyen. L'auteur démontre le mal-fonde de ces hypothèses par une approche technologique des industries lithiques d'Asprochaliko (abri grec) et par des analyses portant sur nombre de concepts temporels (diachronie, évolution, tendance, chronologie. . . ) Et sur l'utilité d'une classification culturelle fondée sur le caractère ''micro''. Les contraintes des matières premières et les intentions techniques ont constitué la base des arguments. Apres avoir décode la ''méthode de taille d'Asprochaliko'' (qui produisait de manière prédéterminée un type d'éclat que l'on qualifie d'habitude ''pointe pseudo-Levallois'') et après avoir été fonde sur des notions de chaine opératoire, l'auteur a soutenu qu'il ne suffit pas de distinguer l'intentionnel de l'impose afin de procéder a des regroupements culturels. Similarités et différences sur le plan des procèdes, avec lesquels on réalise les intentions techniques données, sont beaucoup plus importantes. Ayant effectué une série d'approches comparatives, il conclue que le micromousterien a été une construction hétérogène, fondée sur des parentes approchant ce qu'il qualifie de ''marqueurs industriels'', alors qu'aucune parente sur le plan des ''marqueurs culturels'' n'a été observée.