Représentations et stratégies cognitives face à une induction de similitude : appréhension par différents groupes idéologiques de l'évocation d'un fonds biologique commun à tous les êtres vivants

par Ghislaine Pezet

Thèse de doctorat en Psychologie sociale

Sous la direction de Jean-Pierre Deconchy.

Soutenue en 1989

à Paris 10 .


  • Résumé

    Devant l'héritage culturel dont nous disposons (philosophie, science, religion), concernant la place de l'homme au sein des êtres vivants, cette recherche tente de préciser les représentations sociales aujourd'hui véhiculées par différents groupes idéologiques sur l'homme, l'animal et le végétal. Nous les avons recueillies par voie quasi-expérimentale en essayant de cerner l'influence que pouvait revêtir le rappel de leur appartenance commune au groupe des êtres vivants et en cherchant a cerner a quel type de stratégies (exclusion, assimilation) les individus avaient recours selon l'être vivant place en réfèrent. Nos résultats révèlent une oscillation entre deux types d'approches : l'un situe l'homme à part, distinct, l'autre le réintègre dans la lignée animale. La hiérarchie habituellement consentie est le plus souvent attestée, mais on assiste, d'une part à son renversement puisque dans certains cas nous obtenons le primat du végétal sur l'homme et l'animal, et d'autre part, à un rapprochement entre l'homme et l'animal. Les résultats montrent également que les individus acceptent mieux de retrouver en l'homme des caractéristiques préalablement données à l'animal ou au végétal, que de rechercher dans ces derniers des caractéristiques précédemment attribuées a l'homme. Nous observons donc un repositionnement au niveau de la définition de l'homme, sans que toutefois, les représentations obtenues ne réduisent l'anthropologique au biologique.


  • Résumé

    Regarding our cultural background (philosophy, science, religion), as far as man's place among other living beings is concerned, this research attempts to specify the social representations that various ideological groups nowadays convey about man, animal and vegetable. We have gathered them in a quasi-experimental way, attempting to define which influence, the recall of their common belonging to the living beings ‘group could have, and wanting to precise which kind of strategies (exclusion, assimilation), people did resort to, depending on the living being set in referent. Our results show a trend between two kinds of approaches: the first one places man apart, quite distinct, the second one replaces him in the animal progeny. The usually admitted hierarchy is most often acknowledged, but on one part, we can see it reversed since in some cases vegetable is given precedence over man and animal and on the other part, we can see man and animal brought together. The results also show that people better agree to find in man characteristics previously given to animal or vegetable, rather than to search into the latters, characteristics formerly allotted to man. We thus notice a reposition in man's definition without however anthropological being stepped down to biological by the obtained representations.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (399 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 358-369. Notes bibliogr.

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  • Bibliothèque : Université Paris Nanterre. Service commun de la documentation.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : T89PA10012
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  • Cote : 15E
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