" l'appartenance de classe " : elements sur son fonctionnement quotidien au sein du mouvement communiste

par CATHERINE GOSSEZ

Thèse de doctorat en Science politique

Sous la direction de Jean-Marie Vincent.

Soutenue en 1989

à Paris 8 .

    mots clés mots clés


  • Résumé

    Les communistes font partie d'une formation sociale donnee et ont, donc, une appartenance de classe. Pourtant, ils l'"oublient" souvent. Nous avons tente de decrire comment l'appartenance de classe intervient souvent implicitement dans les discours et les pratiques des communistes, et en particulier quand il s'agit de classer les autres, individus ou groupes. Nous avons essaye de demontrer que ces approches de l'appartenance de classe ont souvent conduit a : -des analyses illogiques de la structure de classes. -des utilisations policieres des classifications sociales. La croyance communiste en la mission de la classe ouvriere a pour consequences qu'il existe des "bonnes" et des "mauvaises" classes, de "bons" et de "mauvais" individus et que la situation sociale des uns et des autres explique leurs positions politiques fautives. Certains individus savent distinguer le "bien" du "mal" et peuvent decider pour les autres. Mais qu'est-ce qui leur permet d'echapper a la meconnaissance a laquelle les autres sont voues ? il n'y a pas, pour repondre a cette question, d'approche marxiste de la connaissance qui soit coherente.


  • Résumé

    Communists, like everyone else, are members of a social system and thus belong to one social class or another. However, they very often "forget" this fact. We have tried to elucidate how social class membership has an implicite influence on communist discourse and practice, especially in cases where communist writers themselves want to class individuals or social groups. We have tried to demonstrate that such class conceptions lead these writers to: -construct illogical analysis of actual class structure. -use social classifications in the same way as the police. The communist belief in the working class mission has certain consequences: that there are "good" and "bad" classes and "good" and "bad" individuals, and their social situation must therefore explain their guilt-ridden practice. Certain social members (but who)? apparently know which class or practice is good and which is bad, and can therefore decide for the others. But how is it that these members can know what others do not know? a developed theory of knowledge is needed to explain these phenomena.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Notes : Publication autorisée par le jury

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris 8-Vincennes Saint-Denis (Sciences humaines et sociales-Arts-Lettres-Droit). Service Commun de la Documentation. (Saint-Denis) .
  • Accessible pour le PEB
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.