La constitution de la théorie des automates

par Jean Mosconi

Thèse de doctorat en Histoire et philosophie des sciences

Sous la direction de Suzanne Bachelard.

Soutenue en 1989

à Paris 1 .


  • Résumé

    Vers 1965 achève de se constituer, sous le nom de "théorie des automates", une étude logico-algébrique des dispositifs de calcul pouvant servir comme modelés mathématiques de machines traitant l'information. Théoriquement liée à la machine de Turing, l'entreprise ne se thématise pourtant que vers 1948, quand Von Neumann propose de traiter en une théorie "logique" générale des questions issues de préoccupations hétéroclites, de la biologie a la technique des ordinateurs. C'est alors l'étude des automates finis qui, dans la décennie 1950-1960, organise la première ces apports disparates en une doctrine abstraite cohérente pourvue d'outils algébriques et logiques maniables. Parallèlement l'approche de Turing de la calculabilité suscite, en regard de la théorie des automates finis, une théorie des machines infinies (dont l'architecture est progressivement rapprochée de celle des machines réelles), que prolonge bientôt une théorie de la complexité de calcul. Enfin, autour de 1960, rejoignant la tradition combinatoire-algorithmique de post et Markov, l'analyse syntaxique des langues naturelles et des langages de programmation a donné l'impulsion décisive, via la théorie des grammaires formelles, à l'étude d'automates "infinis-limites", automates à pile et automates linéairement bornes notamment.

  • Titre traduit

    The constitution of the theory of automata


  • Résumé

    In the years 1965, the process of the constitution of the "theory of automata", a logico-algebraical study of the computing devices which can be used as mathematical models for information processing machines, was completed. In spite of its theoretical connection with the Turing machine, the enterprise did, however, not take the form of an explicit topic until 1948, when Von Neumann proposed to handle within the framework of a general "logical" theory a whole set of questions stemming from various domains, spreading from biology to computers. The study of finite automata, in the decade 1950-1960, was then the first to impose an organisation on these disconnected achievements in the form of a coherent abstract theory, endowed with manageable algebraical and logical tools. As a counterpart, Turing's approach of calculability gave rise to a theory of infinite machines (whose architectonics was brought gradually closer to that of actual machines), which was to be quickly extended by a computational complexity theory. Finally, in the sixties, joining the combinatorial-algorithmic tradition of post and Markov, the syntactical analysis of natural and programming languages gave the decisive impulse, through the theory of formal grammars, to the study of "bounded-infinite" automata, in particular pushdown and linear bounded automata.

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Informations

  • Détails : 3 vol. (iv, 894 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Notes bibliogr. Bibliogr. Tome 3

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  • Cote : R 89 : 121

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  • Cote : TH.MF.PA1.LETT.1989
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