Écologie et physiologie des bactéries réduisant le manganèse : exemple de la nappe alluviale du Rhône, Avignon (Vaucluse)

par Jocelyne Di-Ruggiero

Thèse de doctorat en Sciences. Ecologie microbienne

Sous la direction de Anne-Monique Gounot.

Soutenue en 1989

à Lyon 1 .

Le jury était composé de Anne-Monique Gounot.


  • Résumé

    La présence de manganèse dans les eaux souterraines pose des problèmes au niveau des installations de captage, des réseaux de distribution (colmatage, fatigue des pompes), et altère la qualité physico-chimique de l'eau. Cette étude a eu pour but, en prenant en exemple une nappe aquifère de la vallée du Rhône (plaine alluviale d'Avignon, Vaucluse), de montrer l'incidence des activités microbiennes dans la mobilisation du manganèse. L'eau de cette nappe présente depuis plusieurs années des teneurs en manganèse dissous supérieures à 1 mg/l. Des analyses microbiologiques ont mis en évidence la présence dans les sédiments aquifères de bactéries toujours nombreuses et potentiellement très actives dans la réduction des nitrates, du manganèse et des sulfates. Des analyses d'échantillons d'eau, de vase et de sédiment, prélevés dans l'ensemble de l'aquifère, ont montré les conditions physico-chimiques susceptibles d'orienter les activités des microorganismes : le PH reste voisin de 7, le potentiel d'oxydo-réduction s'abaisse jusqu'a 400 mv dans la vase, il demeure assez bas au niveau des piézomètres. L'ensemble des sédiments de l'aquifère est hétérogène du fait de l'existence de lônes et paléolônes. La fraction solide de tous les échantillons contient du manganèse sous forme oxydée. Au laboratoire, des échantillons de vase et sédiment contenant la microflore native, incubes en atmosphère confinée, provoquaient la solubilisation du manganèse et une diminution du potentiel d'oxydo-réduction à des valeurs comprises entre +10 et 380 mv. Des cultures pures de 88 souches bactériennes, isolées de ces échantillons, réduisaient les oxydes de manganèse à des potentiels redox de +280 à +100 mv, le PH variant de 7,2 à 5,7. Si dans de nombreux cas l'abaissement du PH et du potentiel d'oxydo-réduction suffisait à réduire le manganèse dans le milieu (réduction non spécifique), dans d'autres cas les bactéries semblaient catalyser spécifiquement la réduction à un potentiel redox plus élevé (réduction spécifique), ne permettant pas une solubilisation spontanée des oxydes de manganèse. Deux souches isolées de l’aquifère ont été étudiés plus en détail. L’une des souches excrète une molécule dialysable, réduisant le manganèse, dont la synthèse est inductible. La réduction par l’autre souche nécessite le contact entre les cellules bactériennes et les oxydes de manganèse ; dans ce cas, l’hypothèse d’une « respiration manganèse » peut être envisagée.


  • Pas de résumé disponible.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 2 vol. (63, 97 f.)
  • Annexes : Bibliogr. f. 55-63

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Claude Bernard (Villeurbanne, Rhône). Service commun de la documentation. BU Sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : T50/210/1989/50bis
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.