Presse nationale et politique au Maroc : (1958 - 1965)

par Azeddine El Mansouri

Thèse de doctorat en Sciences de l'information

Sous la direction de Pierre Albert.

Soutenue en 1988

à Paris 2 .


  • Résumé

    Dès sa naissance dans les années trente, la presse nationale marocaine a choisi l'opposition au protectorat. Réformiste dans ses débuts, elle se radicalise à la fin de la deuxième guerre. Désormais, l'indépendance du pays constitue son seul programme. Elle aura gain de cause en 1956. Reconnue et réglementée par le dahir du 15 novembre 1958, elle est appelée, plus que jamais, à assurer son propre développement mais aussi et surtout à contribuer au développement du pays. A cette date, il faut reconnaître qu'elle n'a que 25 ans d'histoire. L'état de grâce passé (1956-1958), les choix de gouvernement et des institutions ont nourri les divergences au sein de la classe politique. Aux partis issus du mouvement national vont s'ajouter d'autres formations. Profitant de ce dahir, tous les partis, anciens et nouveaux, se sont retrouvés avec des publications. Faute d'institutions, la presse s'est avérée le seul moyen à travers lequel les partis politiques affichent leurs choix et développent leurs opinions. Une lutte sournoise s'est alors engagée entre modérés ou partisans de l'ordre établi et les progressistes qui réclament l'instauration d'un Etat moderne et démocratique. A côté de la monarchie, six courants politiques se partagent l'opinion publique marocaine. Le parti de l'Istiqlal, le P. D. I. (devenu P. D. C. ), les Libéraux Indépendants et le Mouvement Populaire constituent le camp des modérés, l'U. N. F. P. Et l'ancien P. C. M. Forment celui des progressistes. Depuis mai 1960, date où Mohamed V en personne s'est emparé du pouvoir exécutif, les affrontements à travers la presse n'ont fait que commencer. Pourtant, le secteur de presse national a enregistré une poussée formidable. Entre 1958 et 1965, on ne comptera pas moins de 25 titres entre quotidiens et hebdomadaires dont la création ne peut-être comprise en dehors du contexte politique marocain. Si la bataille référendaire du décembre 1962 a été facilement emportée par les modérés, celle des élections législatives du 17 mai 1963 ne l'était pas pour autant. La presse nationale s'y est complètement investie. Les organes de l'opposition, rejoints d'ailleurs par ceux de l'Istiqlal depuis janvier 1963, ont été durement réprimés. On y assiste à la liquidation du quotidien "At-Tahrir" de l'U. N. F. P. Accompagnée de l'arrestation d'un bon nombre de ses dirigeants et la condamnation pour diffamation des deux quotidiens "Al Alam" et "La Nation Africaine" du parti de l'Istiqlal. Après ce coup de force de l'été 1963 sous l'oeil indifférent de la majorité écrasante du peuple marocain, l'opposition a perdu tous ses rêves et ambitions quant au partage des pouvoirs avec la monarchie. Ses organes se contenteront dorénavant de reproduire les débats parlementaires non sans essayer de profiter des contradictions internes de la majorité apelée le F. D. I. C. (Front pour la Défense des Institutions Constitutionnelles) depuis mars 1963. Après l'éclatement de ce dernier et avant le refus de l'opposition, l'Istiqlal en particulier, de se joindre à l'ancienne majorité, le roi, par le biais de l'article 35 de la Constitution, proclame l'état d'exception le 7 juin 1965. Depuis, le secteur de presse national ne cesse de décliner.


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