Apologies du savoir poétique

par Nicola Martin Vulpe

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Olivier Revault d'Allonnes.

Soutenue en 1988

à Paris 1 .


  • Résumé

    La valeur de la poésie en tant que moyen de comprendre et de maitriser le monde demeure aussi difficile à expliquer qu'à justifier. Cette difficulté revient à un échec des théories de la connaissance qui, surtout depuis l'ère moderne, ont eu tendance à abstraire la vérité de la pratique, sinon de la signification. S'inscrivant dans ce champ de bataille qu'est l'esthétique aujourd'hui, le présent travail est une apologie, une défense de la poésie. Il est avant tout une étude de l'évolution de la poésie et des théories de la connaissance qui ont servi soit pour affirmer soit pour nier la véridicité du savoir poétique. La majeure partie de cette thèse comprend des études d'œuvres littéraires spécifiques (Gilgamesh, les œuvres d’Eschyle, Sophocle, Dante, Shakespeare, puis du classicisme anglais) dans le but d'élucider les questions qui seraient particulières à la poésie. Sont également examinées diverses théories sur la poésie et la connaissance, en particulier les découvertes de la sociologie de la connaissance de Karl Mannheim, afin de pouvoir présenter une esquisse d'une poétique matérialiste et dialectique, poétique qui conçoit le poème comme un cas spécifique du travail concrétisant en un objet à la fois la cognition et la vérité.

  • Titre traduit

    An apology for poetical knowing


  • Résumé

    The value of poetry as a way of understanding and mastering the world remains as difficult to explain as it is to justify. This problem is due to the failure of theories of knowledge which have tended, especially in modern times, to separate truth from practice, if not from meaning as well. Set in that battlefield of values from which aesthetics is today inseparable, this dissertation is an apology, a defense of poetry. It is first of all a study of the evolution of poetry and of theories of knowledge which have served to affirm or to deny the truth-value of poetical knowing. The greater part of this thesis comprises, hence, studies of specific literary works (Gilgamesh, the works of Aeschylus, Sophocles, Dante, Shakespeare, and the English neo-claccists) which help elucidate those questions which are particular to poetry. Various poetics and theories of knowledge, especially the epistemological discoveries of Karl Mannheim’s sociology of knowledge, are also examined in order to sketch an outline of a materialist and dialectical poetics which takes the poem as a specific mode of work which seizes in an object both the cognitive pro.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (407 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. [398]-407. Notes bibliogr.

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  • Cote : R 88 :47

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  • Cote : TMC 89-1578
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  • Disponible pour le PEB
  • Cote : I 4= 13596
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