Le déni marxien du politique et sa répétition dans le "Marx" de Michel Henry

par Serge Cantin

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Michel Henry.

Soutenue en 1988

à Montpellier 3 .


  • Résumé

    En prenant pour point de depart la delicate question du rapport entre la pensee de marx et le marxisme totalitaire, l'auteur vise non pas tant a repondre a cette question qu'a montrer a quel point son examen se heurte, a quelques rares exceptions, a une attitude profondement ancree dans notre tradition de pensee politique. Au nombre de ces remarquables exceptions figure, au tout premier rang, le nom de hannah arendt, dont l'auteur endosse pleinement le jugement selon lequel "la majeure partie de la philosophie politique s'interpreterait aisement comme une serie d'essais en vue de decouvrir les fondements theoriques et les moyens pratiques d'une evasion definitive de la politique". Que ce diagnostic quasi psychanalytique puisse s'appliquer aussi bien a marx lui-meme qu'a son plus profond exegete vivant, telle est la these avancee dans cette recherche, dont les trois parties s'articulent autour de l'examen critique de la methode et des presupposes mis en oeuvre dans le monumental marx de michel henry (gallimard, 1976). Si discutable que soit l'approche dichotomique et manicheenne pratiquee par m. Henry (heterogeneite absolue de marx et du marxisme), et si precaire que paraisse le lien entre sa philosophie de la vie et la philosophie marxienne du travail, rien n'importera davantage dans cette these que de mettre en evidence leur commune denegation du politique et d'en rechercher le mobile dans le desir, qui obsede la conscience philosophique depuis platon, de ramener a l'unite et a l'identite du meme la dimension de pluralite et d'alterite inherente a la presence humaine dans le monde.


  • Résumé

    Although the sensitive question of a connection between totalitarian marxism and marx's own thought is a starting point for this study, the author doesn't tackle it directly, but rather shows how its investigation, with just a few exceptions, has put up with an attitude which is deeply rooted in our tradition of political writing. Among those remarkable exceptions stands out hannah arendt, whose position the author fully endorses, namely when she states that "the greater part of political philosophy could easily be interpreted as a series of essays which try to discover theoretical foundations and practical means for a permanent escape from politics". The thesis propounded in this study is that this quasi psychoanalytic diagnosis of the western tradition of political thinking can be applied as well to marx himself as to his most profound living exegete. The three parts of the study hinge on a critical scrutiny of the method and postulates which go into the making of michel henry's marx (gallimard 1976). However debatable may be m. Henry's dichotomous and manicheic approach (an absolute heterogeneity between marx and marxism), however shaky may be the link between henry's own philosophy of life and the marxian philosophy of labor, the most important objective of the present thesis is to make evident their common denial of politics and to show how this denial rests on a need to reduce to unity and identity the manifold plurality and otherness of the human predicament in the world, this need being and obsession of the philoso

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  • Cote : TL 88.MON-16
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