La modalité harmonique en France de Berlioz à Debussy (1850-1918)

par Henri Gonnard

Thèse de doctorat en Musicologie

Sous la direction de Daniel Paquette.

Soutenue en 1988

à Lyon 2 .

    mots clés mots clés


  • Résumé

    Cette thèse donne successivement lieu à une étude externe puis interne de la modalité harmonique. L'étude externe commence par situer le contexte historique dans lequel ce langage a pris place, puis procède à l'examen systématique des écrits -des théoriciens et des compositeurs- qui l'ont entouré et qui ont pu le susciter. Il ressort que quatre grands jalons se détachent, à des titres différents et complémentaires, l'intérêt du premier et du dernier se situant surtout au plan technique, celui du deuxième et du troisième au plan de la diffusion de l'idée modale : le traité théorique et pratique de l'accompagnement du plain-chant, de d'Ortigue et Niedermeyer (1857), la conférence sur la modalité dans la musique grecque, de Bourgault-Ducoudray (1878), les mélodies grégoriennes de Dom Pothier (1880) et le traité de l'accompagnement modal des psaumes de Maurice Emmanuel (1913). L'étude interne analyse les oeuvres musicales concernees. Il s'en dégage que, de Berlioz à Debussy, la modalité harmonique présente deux grandes étapes -qui ne doivent pas être interprétées dans une perspective exclusivement chronologique : dans un premier temps, elle cherche à se démarquer de la tonalité en supprimant l'attraction sensible tonique ; mais, simultanément, la dominante tonale est toujours exploitée. Cette "premiere" modalité se définit donc essentiellement en "négatif" puisqu'elle s'oppose à la tonalité tout en n'en restant tributaire. Dans un deuxieme temps, elle obeit a des lois qui sont d'abord fonction des modes utilises, sans rejeter pour autant le principe de hierarchi- sation harmonique propre a la tonalite. Les oeuvres relevant de cette modalite "classique" nous conduisent à proposer l'emploi nouveau de la notion de "sensible et dominante harmonico-modales", ce critère d'analyse nous paraissant saisir à la fois la continuité dans laquelle s'inscrit ce langage et son irréductibilite à la modalité ancienne d'une part et la tonalité de l'autre.

  • Titre traduit

    The harmonic modality, in france, from berlioz to debussy (1850-1918)


  • Résumé

    An external study then an internal study of the harmonic modality are successicely to be found in this essay. The external study first sets the historical background in which this language has taken place, then proceeds to a thorough survey of the writing by the theoreticians and the composers that have surrounded it and that may have initiated it. It comes out first that four main landmarks stand out together different and complementary, the interest of the first one and the last one being of a technical type, that of the second and the third one being more related to the spreading of the "modal idea" : the traite theorique et pratique de l'accompagnement du plain-chant, by d'ortigue and niedermeyer (1857), the conference sur la modalite dans la musique grecque, by bourgault-ducoudray (1878), les melodies gregoriennes by dom pothier (1880) and the traite de l'accompagnement modal des psaumes by maurice emmanuel (1913). The internal study analyses the musical works concerned. It comes clear that, from berlioz to debussy, the harmonic modality presents two main steps -which are not to be read in an exclusively chronological outlook : first it tries to free itself from the tonality by suppressing the attraction "sensible"* tonic ; but simultaneously, the tonal dominant keeps being used. This "first" modality therefore defines itself essentially "negatively" since it opposes the tonality while remaining dependent upon it. In a second step, it obeys laws which are in the first place contingent upon the modes used without rejecting the principle of hierarchical system appropriate to the tonality. The works related to that "classical" modality leads us to advance the new use of the notion of "sensible et dominante harmonicomodales", this criterion seeming grosping both the continuity in which this language is planed and its irreducibility to the old modality on one hand and to the tonality on the other. (*) seventh note.

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