Stratégie monétaire et financière néo-libérale de développement : application à l'Afrique subsaharienne
| Auteur / Autrice : | Rigobert Roger Andely |
| Direction : | Sylviane Guillaumont |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences économiques |
| Date : | Soutenance en 1988 |
| Etablissement(s) : | Clermont-Ferrand 1 |
Mots clés
Résumé
Depuis 1982, les pays africains subsahariens, à l'instar des autres pays en développement, sont confrontés à une grave crise d'endettement extérieur qui ébranle le schéma de financement basé sur le recours aux ressources extérieures. Dans ces conditions, l'étude de la stratégie monétaire et financière néo-libérale s'avère importante car, axée sur la mobilisation de l'épargne interne grâce à une politique de libéralisation financière, elle peut constituer l'alternative. Les tests économétriques effectués à partir des données des pays subsahariens confirment la justesse des thèmes développés par les néo-libéraux (McKinnon et Shaw) : la demande d'encaisses réelles s'est averée sensible au taux d'intérêt et au ratio d'investissement pour les pays de l'UMOA (hypothèse de complémentarité). La performance économique du Zaïre sous le régime du flottement a montré la nécessité pour les pays africains de suivre une politique réaliste du taux de change. Pour accélérer l'approfondissement financier et accroître l'investissement puis la croissance, nous avons finalement recommandé aux pays africains d'adopter la stratégie monétaire et financière néo-libérale : augmentation des taux d'intérêt, démantèlement des règlementations bancaires inappropriées et adoption d'une politique réaliste du taux de change.