Thèse soutenue

Les Nations-Unies et la protection des minorités

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Jalal Al-Jaff
Direction : Gérard Cohen-Jonathan
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Droit public
Date : Soutenance en 1987
Etablissement(s) : Université Robert Schuman (Strasbourg) (1971-2008)

Résumé

FR  |  
EN

Pendant longtemps, le droit international réglait uniquement les litiges entre états, à l'exclusion absolue des autres sujets. En effet, le sort des minorités comme des autres sujets était réservé à la seule compétence et juridiction des états souverains. C'est au cours du XXème siècle qu'une évolution profonde s'est produite tant sur le plan international que sur le plan national. Avec la création de la SDN après la première guerre mondiale, la protection des minorités sera consacrée comme institution de droit international. Mais le système établi par la SDN s'avèrait ingrat et difficile. Que va faire la nouvelle organisation internationale face à ce probleme ? En fait, depuis le réglement a peu près global de la question coloniale, un problème n'a cessé de prendre de l'importance, notamment parmi les pays afro-asiatiques, celui des minorités. Le problème des minorités reste aujourd'hui une actualité brûlante. Il présente peut-être moins d'acuité en Europe occidentale. Dans l'Europe de l'est, notamment en Urss et en Yougoslavie. Au Moyen-orient et en Asie, il se pose également de même qu'en Afrique ou les frontières ont été tracées par les puissances colonisatrices indépendamment des considérations ethniques. Enfin, les pays latino-américains sont confrontés aux problèmes des populations autochtones indiennes. En face de ce problème, que vont faire les Nations Unies ? Quelles sont les minorités à protéger ? Suffit-il pour protéger les minorités d'énoncer des textes sans les appliquer ? Quels sont les mécanismes de mise en oeuvre de ces garanties ? Comment les états appliquent-ils les dispositions adoptées par les Nations Unies ? La tâche principale d'application des principes normatifs énoncées par les Nations Unies incombe à l'état-partie. Une garantie internationale est indispensable pour la vérification de l'application adéquate des principes par l'état membre.