Détermination du vecteur d'onde de la phase antiferromagnétique de type onde de densité de spin dans les conducteurs organiques par résonance nucléaire et théorie de l'anisotropie antiferromagnétique

par Eugène Wope Mbougue

Thèse de doctorat en Physique

Sous la direction de J. M. Delrieu.

Soutenue en 1987

à Paris 11 , en partenariat avec Université de Paris-Sud. Faculté des Sciences d'Orsay (Essonne) (autre partenaire) .

Le jury était composé de J. M. Delrieu.


  • Résumé

    Les conducteurs organiques (TMTCF) ₂X(C = S ou S) présentent à basse température un état fondamental anti ferromagnétique de type onde de densité de spin (ODS). Par une étude détaillée de la forme de raies RMN des protons des groupes méthyles des composés (TMTSF) Cl0 et (TMTTF) SbF en fonction de l'orientation du champ, nous avons déterminé les champs locaux vus par ces groupes méthyles. Ces champs locaux proviennent de l'interaction des protons avec l'ODS, et résultent de deux contributions d'intensités comparables: dipolaire et de contact hyperfin. Lorsque le champ magnétique tourne dans un plan perpendiculaire à l'aimantation, les termes de contact peuvent être négligés et les champs locaux extraits sont d'origine uniquement dipolaire. Le vecteur d'onde et l'amplitude de l'ODS sont alors déterminés en comparant les champs locaux expérimentaux aux champs dipolaires calculés en fonction du vecteur d'onde. Nous avons trouvé pour (TMTSF) 2 Cl04 un vecteur d'onde Qb = (0. 12±o. 04)b et une amplitude de 0. 08±0. 02 (en unité 8 par molécule). (TMTTF) 2SbF6 est à ce jour le seul composé soufré de la famille des sels de Bechgaard sur lequel on a mesuré expérimentalement les caractéristiques de l'ODS. Nous avons trouvé pour ce composé Qb = (0. 32±0. 04) b et une amplitude de 0. 13±0. 02 (en unité B par molécule). Ces résultats sont en contradiction avec les modèles théoriques simples qui conduisent à Qb = 0 ou 0. 5b·. Cependant ils sont en accord avec des modèles de calcul de bande réalistes basés sur l'approximation des liaisons fortes. Dans une deuxième partie, nous montrons par une théorie quantitative que les différences sur les directions d'anisot copie antiferromagnétique peuvent s'expliquer par une variation du vecteur d'onde d'un composé à l'autre. Notre modèle est basé sur l'approximation de champ moyen de l'énergie d'anisotropie qui résulte de deux contributions: dipolaire et spin-orbite. Cette énergie est principalement dipolaire dans les composés soufrés alors que les deux contributions sont comparables dans les séléniés. Ce modèle prédit pour les deux sels que nous avons étudiés des vecteurs d'onde en accord raisonnable avec les mesures expérimentales par RMN.

  • Titre traduit

    Determination of the wave vector of the antiferromagnetic spin density wave phase in inorganic conductors by nuclear resonance and theory of antiferromagnetic anisotropy


  • Pas de résumé disponible.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 1 vol. (169 P.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 155-164

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris-Sud (Orsay, Essonne). Service Commun de la Documentation. Section Sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 0g ORSAY(1986)368
  • Bibliothèque : Centre Technique du Livre de l'Enseignement supérieur (Marne-la-Vallée, Seine-et-Marne).
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TH2014-034698
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.