Élicitation de phytoalexines N-benzoylanthraniliques dans des suspensions cellulaires d'oeillet (Dianthus caryophyllus L. ) traitées par des extraits pariétaux du champignon parasite phytophthora parasitica Dastur

par Emmanuel Ferraris

Thèse de doctorat en Sciences biologiques

Sous la direction de Alain Coléno.

Soutenue en 1987

à Paris 11 , en partenariat avec Université de Paris-Sud. Faculté des Sciences d'Orsay (Essonne) (autre partenaire) .

Le président du jury était Alain Coléno.

Le jury était composé de Alain Coléno, Gilbert Bompeix, André Bellemère, Jean Chevaugeon, P. Ricci.

Les rapporteurs étaient Gilbert Bompeix, André Bellemère.


  • Résumé

    Ce travail décrit la réaction de suspensions cellulaires d'œillet (Dianthus caryophyllus) au traitement par un extrait pariétal du champignon parasite Phytophthora parasitica. Les cellules réagissent en produisant six composés de nature N-benzoylanthranilique. Parmi ceux-ci, la dianthalexine et la dianthramide A qui sont deux molécules phytoalexiniques détectables au sein de plantes entières élicitées. Quantitativement et qualitativement, la réponse des cellules dépend grandement de la phase de croissance des cultures, la dose d'éliciteur fongique et la durée de l'élicitation. L'aptitude des cellules à répondre à l'éliciteur ou "élicitabilité'' est maximale en début de phase exponentielle de croissance. Trois composés prédominent alors : dianthramide A, dianthalexine et sa forme acide. L'augmentation de la densité cellulaire au cours de la phase exponentielle est responsable d'un abaissement de l'élicitabilité et de l'apparition de deux nouveaux composés majoritaires, dérivés respectivement des acides benzoïques et résorcylique. En phase plateau, les cellules carencées au saccharose sont très peu élicitables, ne produisant guère que le sixième composé, dérivé de l'acide méthylrésorcylique. L'accumulation de composés est fonction affine du logarithme de la concentration d'éliciteur entre 1 et 1000 μg/ml. Débutant moins de 3 heures après le début du traitement, elle culmine entre 10 heures pour les doses faibles à plus de 48 heures pour les doses fortes. La décroissance qui suit témoigne d'une métabolisation rapide des composés par les cellules. Qualitativement la même scission au sein des composés élicités apparaît. Dianthramide A, dianthalexine et sa forme acide sont, par opposition aux trois autres, précoces et rapidement métabolisés. L'élicitation s'accompagne dès la 2ème heure d'altérations cellulaires irréversibles vraisemblablement dues aux composés produits. Ces résultats sont discutés dans le cadre du support moléculaire des réactions de la plante entière à divers stress.

  • Titre traduit

    Elicitation of N-benzoylanthranilic phytoalexins in cannation cell suspension cultures (dianthus caryophyllus) treated by wall axtracts of phytophtora parasitica, a fungal parasite


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Informations

  • Détails : 1 vol. (187 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 172-180

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris-Sud (Orsay, Essonne). Service Commun de la Documentation. Section Sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 0g ORSAY(1987)334
  • Bibliothèque : Centre Technique du Livre de l'Enseignement supérieur (Marne-la-Vallée, Seine-et-Marne).
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TH2014-034662
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