L'anthracnose de l'hévéa : étude épidémiologique et recherche de moyens de lutte

par Yves Sénéchal

Thèse de doctorat en Sciences biologiques

Sous la direction de Alain Coléno.

Soutenue en 1987

à Paris 11 , en partenariat avec Université de Paris-Sud. Faculté des Sciences d'Orsay (Essonne) (autre partenaire) .

Le président du jury était Alain Coléno.

Le jury était composé de Alain Coléno.


  • Résumé

    L'acuité particulière avec laquelle sévit l'Anthracnose de l'hévéa sur la plantation HEVECAM de la NIETE justifiait une étude approfondie qui a porté, dans un premier temps, sur l’évolution de la maladie en relation avec différente facteurs relatifs au climat, à l'hôte et au parasite (Colletotrichum gloeoaporioides). L'hévéa apparaît comme un réservoir important d'inoculum qui s’y conserve sur et dans les rameaux où l'existence d'une phase latente a pu être montrée. La levée de latence semble liée au phénomène annuel de défoliation refoliation. Il y a alors accomplissement du premier cycle infectieux et multiplication de cet inoculum initial au sein d'une gelée aporifère. La dissémination s'effectue ensuite grâce à la pluie. La température n'étant jamais un facteur limitant, seule l'humidité relative intervient dans le déroulement de l'infection. Celui-ci a pu être suivi au microscope électronique après inoculation artificielle de feuilles. La maladie se manifeste, selon le stade foliaire attaqué, par des lésions sur les feuilles ou la chute de celles-ci. La grande disproportion entre la petite quantité de matériel végétal directement détruite par le champignon et les conséquences de la maladie pour l'arbre semble indiquer que la chute des feuilles est liée à des mécanismes de défense de l'hévéa. La méthode de quantification de la maladie mise au point a permis de comparer le comportement de nombreux clones. L'origine de la résistance clonale est discutée, en partie grâce à une étude au microscope optique et électronique. De nombreux produits fongicides ont été testés et il apparaît que ceux qui agissent par contact sont les plus efficaces. Même si al certaines molécules ou associations de molécules sont intéressantes, le fait de devoir effectuer un traitement en saison des pluies rend la méthode aléatoire. La seule façon de lutter contre la maladie à échelle industrielle consiste à provoquer une défoliation artificielle anticipée afin que la refoliation soit achevée avant l'arrivée des premières pluies. Des applications dEthrel (ethephon) ont été faites en ce sens. Les observations ont porté sur la détermination des paramètres de traitement (date-dose), les conséquences au niveau de l’arbre et la réponse clonale. D'autres produits, principalement le Def (S, S, S Tributylphosphorotrithioate) et l’Harvade (dimethipin) ont également été testés. Enfin il a été montré l'influence de la maladie sur les possibilités d'assimilation des feuilles (corrélation négative entre la teneur en potassium et notre maladie) et leur vieillissement prématuré (corrélation positive entra teneur en calcium et maladie).

  • Titre traduit

    Anthracnose of hevea : epidemiological study and research of control methods


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Informations

  • Détails : 1 vol. (241 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. 227-240

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris-Sud (Orsay, Essonne). Service Commun de la Documentation. Section Sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 0g ORSAY(1987)288
  • Bibliothèque : Centre Technique du Livre de l'Enseignement supérieur (Marne-la-Vallée, Seine-et-Marne).
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TH2014-034615
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