Les industries agro-alimentaires en France : croissance et financement : 1950-1985

par Jacques Nefussi

Thèse de doctorat en Sciences économiques

Sous la direction de Françoise Renversez.

Soutenue en 1987

à Paris 10 .


  • Résumé

    La thèse est composée d'un chapitre introductif et de deux parties. Dans le chapitre introductif, la problématique de la thèse est construite sur la base d'une critique des travaux menés sur les I. A. A. Au sein de l'économie rurale et de l'économie industrielle. Ensuite, la méthodologie mise en œuvre est présentée à partir des "théories de la régulation". La première partie traite de la logique de transformation des I. A. A. Et de la consommation alimentaire depuis la deuxième guerre mondiale. Elle met en évidence le développement d'une accumulation intensive au milieu des années 60 et d'une crise à partir de la fin des années 70. Malgré un taux de profit normal ou supérieur aux autres industries, on observe un besoin de financement externe. Dans un premier temps, le développement de l'industrie agroalimentaire est replace dans la division sociale du travail, ce qui permet d'élaborer une grille d'interprétation de la genèse et de la modification des canaux de financement. Il ressort de l'analyse du financement externe propre, du financement public et de l'endettement que la logique de la transformation de ces circuits de financement ne dérive pas du rôle que jouent les I. A. A. Dans l'alimentation, mais de leur poids vis-à-vis de l'agriculture. En effet, pour favoriser un accroissement des débouchés aux produits agricoles par la transformation en biens alimentaires, les pouvoirs publics. Ont mis en place un système institutionnel de financement au niveau sectoriel qui est cohérent avec le développement d'une économie d'endettement. Malgré la dégradation des structures de bilan, la crise de développement que connaissent les I. A. A. Dans les années 80 n'est pas d'ordre financier mais réel.

  • Titre traduit

    The agro-food industries in France : their growth and financing 1950-1985


  • Résumé

    The thesis contains an introductory chapter and two parts. In the introductory chapter, the problematic of the thesis is constructed around a criticism of studies of agro-food industries within the context of rural and industrial economics. Then, the methodology used is presented on the basis of "regulation theories". The first part analyses the logic behind the transformation of both agro-food industries and food consumption since World War II. This part brings out the beginning of intensive accumulation in the mid-sixties and a crisis at the end of the nineteen-seventies. Despite a rate of profit comparable to or higher than in other industries, a need for external financing can be observed. The second part dwells on the transformation in external financing. Initially, the development of the agro-food industry is in keeping with the social division of labour which enables one to stablish a grid interpreting the genesis of and the transformation in channels of financing. It emerges from this analysis of authorized capital, public financing and debt that the logic behind changes in these financing circuits does derive from the part played by the agro-food industries in food consumption but from their weight with regard to agriculture. In order to promote further outlets for agricultural produce by their transformation into foodstuffs, the French authorities have set up an institutionalized financing system at this local level which is consistent with the growth of a debt economy. Despite a worsening in their balance sheets, the changing growth pattern which the agro-food industries have experienced in the eighties is not due to financial but to real reasons.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 2 vol. (632 p.)
  • Annexes : Bibliogr. p. 575-593

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque :
  • Non disponible pour le PEB
  • Bibliothèque :
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : T7318
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.