Les jeux de l'écriture autobiographique chez Flaubert

par Maxime Lejeune

Thèse de doctorat en Littérature française

Sous la direction de Bernard Masson.

Soutenue en 1987

à Paris 10 .


  • Résumé

    Lire l'autobiographie chez Flaubert, c'est voir une contradiction entre son esthétique - qui repose sur l'anesthésie et la mort de l'auteur - et sa pratique d'écrivain mais aussi une analogie entre son écriture et l'écriture autobiographique. Toutes deux supposent un travail de disparition du scripteur et tout à la fois un travail de dédoublement. Toutes deux sont minées par leur origine et relèvent d'un pari impossible. Comment faire coïncider celui qui écrit et celui au sujet duquel on écrit, le "je" et le "il" de novembre, comment fusionner énonciation et énoncé en un "tout" inaltérable et inscrire le hors-texte dans le texte ? Les deux écritures postulent une origine sans altérite et sont animées du même désir d'imposer l'absolu, le "tout" comme espace et comme pratique littéraire. L'autobiographie exhaustive, parfaite, serait écrite par un mort, Flaubert veut être mort pour tout écrire. Toutes ces constatations nous invitent à étudier les jeux de l'écriture autobiographique chez cet auteur "né avec le désir de mourir" et nous permettent d'établir que l'écriture flaubertienne apparait comme une écriture nouvelle qui donne à l'auteur la possibilité de faire véritablement "l'expérience" de l'écriture.


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Informations

  • Détails : 1 vol. (269 f.)
  • Annexes : Bibliogr. p.253-259

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  • Bibliothèque : Université Paris Ouest Nanterre La Défense. Service commun de la documentation.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : T7295
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