"qu'est-ce que l'art?"? le beau probleme de la definition de (l'histoire de) l'art

par OLIVIER ASSELIN

Thèse de doctorat en Littérature comparée

Sous la direction de Georges Raillard.

Soutenue en 1986

à Paris 8 .

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  • Résumé

    Etant donne la diversite et la complexite des manifestations (artistiques) contemporaines, les amateurs, artistes, conservateurs, historiens, theoriciens ont encore et toujours le droit, ou le devoir, de se demander: mais qu'est-ce donc que (l'histoire de) l'art? du point de vue ontologique, l'art a une essence, qu'il s'agit d'induire de la diversite empirique des phenomenes artistiques. Mais une telle quete est paradoxale: on ne peut chercher ce qu'est l'essence de l'art sans la presupposer. Aussi d'un point de vue sociologique l'art n'est-il qu'un fait social arbitraire, produit d'une lutte incessante pour la legitimite culturelle. Mais cette analyse est ingrate: l'art est entierement soumis aux determinismes de la selection culturelle. Du point de vue pragmatique, l'oeuvre d'art est une enonciation et l'art, une serie d'enonciations a la fois reglees, dereglantes et reglantes. Cette description est sans doute la plus juste: elle laisse la possibilite de penser, dans l'enonciation d'art, un temps extrarapide de liberte transcendantale et de desinteressement. Mais cette liberte postulee amene a se demander si la question "qu'est-ce que l'art?" appelle bien une description de l'ensemble des phenomenes qui ont ete nommes "art" jusqu'a present ou si elle n'appelle pas plutot un jugement sur ce qui devrait etre nomme "art" - maintenant. Auquel cas, la question devient "qu'est-ce que le beau?" et "ou et quand la question du beau se pose-t-elle?". Comme nous l'apprend kant, le jugement exige ici, n'est pas un jugement de con- naissance et, de ce fait, il n'est pas deductible de ce qui est, ni de quelque concept que ce soit. Pour juger du beau et pour juger, donc, des regles meme du jugement esthetique, il n'y a qu'un fondement, constamment differe, toujours differant: une sorte de sentiment, ni objectif, ni subjectif - la jugeote.


  • Résumé

    Given the diversity and complexity of today's works of art - art lovers, artists, curators, historians, theoricians still have the right - or the duty - to ask: but what is art (history). From an ontological point of view, art is a social fact produced by the general struggle for cultural legitimacy. But this analysis is unfair: it entirely submits art to the determinisms of cultural selection. From the point of view of pragmatics, a work of art is an enunciation and art an infinite succession of enunciations at once determined by and determining various rules. Doubtless, this description is more accurate: it leaves open the possibility of a moment (extra-rapid) of "transcendantal liberty", and of disinterestedness. But if this is so, the question "what is art?" might sum- mon a judgment of what should be named "art", rather than a description of what has been named "art", and the question now becomes "what is beautiful?". According to kant, the necessary judgment is not founded in knowledge, and therefore such a judgment is not deducible from any concept whatsoever. To judge beauty - and to judge the rules of the esthetic judgment - there is only one possible foundation, constantly deferred and deferring, a kind of feeling, neither objective nor subjective - the gumption.

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