La représentation de la tradition à travers la prose congolaise d'expression française

par Bernard NzoutaniI-Loumwamou

Thèse de doctorat en Études africaines

Sous la direction de Jeanne-Lydie Goré.

Soutenue en 1987

à Paris 4 .


  • Résumé

    Il existe une véritable continuité entre la tradition orale congolaise et la littérature "écrite" en français par les créateurs congolais. C'est une continuité qui se traduit par les effets de "collage". D'une part, on y décèle le "collage" des genres littéraires oraux africains : chansons, contes, proverbes, mythes, légendes, paraboles et anecdotes. D'autre part, s'y voit le "placage" du dire oral bantu, expression des langues maternelles : Kongo-Ladi, Munukutuba (kikongo), lingala, vili, bembé, mbochi (mbosi), etc. . . En effet, depuis que l'ivoirien Ahmadou Kourouma a fait école au point de révolutionner les lettres africaines avec son célèbre roman les soleils des indépendances, on assiste à l'explosion d'un "nouveau roman" africain. Peut-être n'est-ce pas le "nouveau roman" de même type que l'emploi de temps de Michel Butor, mais un "nouveau" quand meme represente par une série d'œuvres d'un certain modèle d'écriture. Celles-ci basées sur la "distorsion" du français classique ont pour chef de file, ici, Sony Labou Tansi suivi de très près par Henri Lopes, Sylvain Bemba, Tchitchelle Tchivela ou Emmanuel Boundzeki-Dongala. Chacun gardant son originalité "propre", ces écrivains se caractérisent par une créativité prodigieuse émaillée, au niveau des récits, de "particularités lexicales et syntaxiques" appelées ailleurs "africanismes" et ici "congolismes"


  • Résumé

    There is genuine continuity between the congolese oral tradition and literature penned in the french linguage by the writers of our time : continuity in "collage" form. On the one hand they are the well-known african literary genres such as songs, tales, proverbs, myths, legends, parables and yarns and, on the other, a type of veneer drawn from the maternal bantu languages : ladi-kongo, munukutuba (kikongo), lingala, vili, bembe, mbochi (mbosi), and the other. . . Effectively, since the ivory cast writer ahmadou kourouma launched his renowned novel sun of independence (heinemann educator), an african form of "nouveau roman" has come into being, not perhaps to the compared with michel butor's passing time (jupiter bks) : yet a distinct manner of "nouveau roman" none the less. It embodies a series of works that stand apart, headed by Sony Labou Tansi, closely followed by Henri Lopes, Sylvain Bemba, Tchitchelle Tchivela, and Emmanuel Boundzeki-Dongala. While each one retains his individuality. They embellish their texts lexical and grammatical features, known elsewhere "africanisms" and locally "congolisms".

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  • Détails : 1 vol. (509 f.)
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  • Annexes : Bibliogr. f. 491-509. Notes bibliogr

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