La notion d'équivalence en traduction : les apports de la théorie des actes de parole

par David Ellis

Thèse de doctorat en Traductologie 

Sous la direction de Maurice Pergnier.

Soutenue en 1987

à Paris 3 .

    mots clés mots clés


  • Résumé

    Notre these propose une nouvelle analyse des relations d'equivalence en traduction, en utilisant un modele adapte de la recherche en theorie des actes de parole. Il s'agit avant tout de situer l'etude de la traduction dans le cadre de la communication linquistique. Le modele suppose que les equivalences sont determines non pas par les relations structurelles entre langues, mais par la structure des messages contextualises tels qu'ils sont interpretes par le traducteur, en se servant des memes strategies inferentielles que les locuteurs unilingues. L'equivalence est examinee en tant que concept mathematique et linguistique, et nous etablissons une distinction entre ses formes fortes et faibles. Nous presentons la synonymie dans le cadre d'une discussion sur les identites de sens et a l'interieur d'une meme langue et entre les langues. Nous analysons ensuite le sens pour associer ses formes cognitives et propositionnelles a l'influence du contexte sur les strategies inferentielles. Nous rejetons finalement l'universalite de la traduction exacte en faveur de deux concepts plus modestes : une definition quantitative qui vise les pertes et les gains d'information, et une definition qualitative qui vise les equivalences faibles, c'est-a-dire celles fondees sur les composants derives du sens, comme les implicitations, et les composants non-semantiques des actes de parole, comme la force illocutoire. Ces definitions, ainsi que plusieurs concepts secondaires, comme le vouloir-dire, sont verifies avec de nombreux exemples de traduction. Une breve annexe donne un apercu de la facon dont un systeme juridique bilingue, celui du canada, aborde les problemes pratiques d'equivalence.


  • Résumé

    This thesis proposes a novel analysis of equivalence relations in translation, utilizing a model adapted from research in speech act theory. The overall aim is to situate the study of translation in the framework of linguistic communication. The model assumes that equivalences are determined not by structural relations between languages, but by the structure of contextualized messages as these are interpreted by the translator, employing the same inference strategies as unilingual speakerhearers. Equivalence is examined as a mathematical and linguistic concept, and a distinction is developed between its strong and weak forms. Synonymy is introduced as part of a discussion of sameness of meaning both within and across languages. Meaning is further analyzed in order to relate its cognitive and propositional forms to the influence of context on inference strategies. The universality of exact translation is finally rejected in favor of two more modest concepts : a quantitative definition of equivalence that addresses losses and gains of information, and a qualitative definition that addresses weak equivalences, i. E. Those based on derived components of meaning like implicatures, and non-semantic components of speech acts such as perlocutions. These definitions and several secondary concepts such as speakermeaning are tested against numerous examples of translation. A brief appendix provides an overview of how practical problems of equivalence are handled in a bilingual legal system, that of canada

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  • Détails : 1 vol. (173 f.)
  • Annexes : Bibliogr. f. 169-173

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