La lutte panafricaniste du musicien contestaire nigérian Fela Anikulapo-Kuti : 1963-1987

par Jacqueline Grandchamp

Thèse de doctorat en Etudes anglophones

Sous la direction de Michel Fabre.

Soutenue en 1987

à Paris 3 .


  • Résumé

    Fela anikulapo-kuti, ne ransome-kuti, est issu d'une famille d'enseignants et de pasteurs protestants originaires d'abeokuta (nigeria). Apres cinq ans d'etudes de musique a londres, il revint en 1963 a lagos, ou il entreprit sa carriere de musicien en jouant de la musique africaine avec son orchestre koola lobitos. Au cours d'un sejour aux etats-unis en 1969, il creea l'"afro-beat", style de musique particulier base sur les rythmes africains. Temoin de la lutte des noirs americains, il prit conscience des liens existant entre les noirs a travers le monde et comprit mieux le combat mene par sa mere pendant la periode coloniale pour les droits des africains au nigeria et l'adhesion de celle-ci aux theses panafricanistes de nkrumah. De retour au pays, fela utilisa "l'arme" de la musique pour transmettre son message aux africains; il changea le nom de son orchestre en africa 70; ses premiers succes datent de cette epoque. Le musicien fonda egalement une societe contestataire qu'il nomma la republique de kalakuta en 1974. Dans ses chansons, il se mit a critiquer le gouvernement et a prendre parti pour les pauvres. La repression s'abattit sur lui a plusieurs reprises en 1977, alors qu'il chantait zombie, une satire contre les militaires, des soldats detruisirent sa maison. Malgre ses epreuves, fela demeura a la tete de son groupe social. Il constitua un parti politique dans le but de se presenter aux elections presidentielles prevues pour le retour des civils au pouvoir en octobre 1979, mais sa candidature ne fut pas admise; aux elections de 1983, on l'empecha de faire campagne. Se tournant vers la spiritualite, fela s'interesse au passe de l'afrique. Au debut des annees 80, il nomma son orchestre egypt 80 pour appeler l'attention sur l'egypte ancienne, consideree par beaucoup de chercheurs comme le berceau de la race noire. Au cours des dix dernieres annees, le roi de l'afro-beat a effectue plusieurs tournees dans les pays occidentaux avec son groupe. En 1984, il a passe vingt mois en prison pour non-respect d'une reglementation sur l'importance de devises, imposee par le nouveau regime militaire. Se considerant comme le "fils spirituel de nkrumah", fela anikulapo-kuti est un critique virulent du neo-colonialisme; il est l'interprete du desenchantement de la periode de la post-independance.

  • Titre traduit

    The panafricanist struggle of the nigerian political musician fela anikulapokuti (1963-1987)


  • Résumé

    Fela anikulapo-kuti, born ransome-kuti in a family of protestant preachers and teachers in abeokuta (nigeria) went to study music in london in 1958. Returning to lagos in 1963, he started a musician's career and played african music with his orchestra koola lobitos. He created "afro-beat", a type of music based on african rythms in 1969, during a stay in the united states. There, he witnessed the struggle of the black americans and became aware of the link between black people all over the world. He also understood his mother's fight for the rights of africans in nigeria under colonial rule and her dedication to panafricanism as defined by nkrumah. Fela returned home with a message for the african people and used the medium of his music to convey it. He changed the name of his orchestra to africa 70. His first successes date from that period. Fela also created an alternative society, named kalakuta republic in 1974. In his songs, he criticized the government and sided with the poor man's fate. He suffered repression several times and his house was destroyed by soldiers in 1977 after he sang zombie, a satire of the military. Despite his hardships, fela remained at the head of his social group. He formed a political party with the aim of running for president during the election campaign for the return to civilian rule in october 1979. His candidacy however was not accepted and, in 1983, at the following elections, he was revented from campaigning. Turning towards spirituality, fela has recently focussed on africa's past. At the beginning of the 80's, he renamed his band egypt 80, calling attention in particular to ancient egypt, considered by many researchers to be the cradle of the black race. The king of afro-beat has toured the west several times with his band in the past ten years during which he served a 20 month prison term in nigeria for having failed to comply with the foreign exchange regulations of the new military regime. As the self-named "spiritual son of nkrumah", fela anikulapo-kuti is a harsh critic of neocolonialism; he depicts the social disenchantment of the post-independence period.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (278 f.)
  • Annexes : Bibliogr. f. 276-278

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